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Ce pays a interdit l’avortement, le résultat en a surpris plus d’un !

« Interdisez l’avortement, les avortements ne cesseront pas. Des femmes le feront illégalement, et des femmes mourront ! »

Tel est donc leur argument… Mais aussi embêtant que ce soit, les faits sont là, et ils démontrent que le contraire est vrai au Chili.

Selon les nouvelles études de l’Institut MELISA, depuis que le gouvernement chilien a interdit l’avortement, non seulement la santé maternelle s’est améliorée, mais le nombre de femmes cherchant à se faire avorter clandestinement a chuté !

Depuis que le Chili a banni l’avortement en 1989, le nombre de décès lors de l’accouchement est passé de 41,3 à 12,7 sur 100 000 naissances (soit une baisse de 69,2%). Ce chiffre place le Chili à la deuxième place des pays américains ayant le taux de mortalité maternelle le plus bas (en faisant même mieux que les Etats-Unis).

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Elard Koch, professeur en épidémiologie moléculaire et aussi auteur principal de l’étude en question, affirme que les femmes ont été mises au courant de l’existence de ressources de santé, ce qui leur a permis d’y avoir de plus en plus accès. Aussi, depuis que ces centres emploient de réels spécialistes en maternité, le nombre de morts maternelles durant la grossesse et l’accouchement a diminué.

« Il s’agit d’une étude de terrain unique menée sur la population d’un pays en développement », affirme le Docteur Koch. Durant la période de cinquante ans sur laquelle a porté l’étude, le taux global de mortalité maternelle est passé de 270,7 à 18,2 décès sur 100 000 accouchements, soit une baisse spectaculaire de 93,8%, ce qui place le Chili parmi les pays obtenant les meilleurs résultats pour les soins maternels en Amérique.

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Cependant, si l’avortement est illégal, ne devons-nous pas nous attendre à ce que le nombre d’hospitalisations suite à des accouchements clandestins augmente ? Les femmes ne vont-elles pas juste chercher à avorter en-dehors des structures de soins conventionnelles ?

Non. Non seulement le Chili est l’un des pays les plus sûrs pour l’accouchement, mais le nombre de femmes cherchant à avorter est également en baisse. Selon des données du Ministère Chilien de la Santé, le nombre d’admissions pour des complications suite à des avortements suspectés clandestins est en baisse de 2% par an depuis 2001. En outre, le nombre d’hospitalisations pour fausse-couche ou grossesse extra-utérine n’a pas baissé et est resté constant lors de la même période.

L’étude du Dr Koch a également démontré qu’une grande partie des femmes qui considèrent l’idée d’avorter ont un profil vulnérable et sont soumises à la contrainte et la peur, qui sont les raisons de 70% des désirs d’avortement. De plus, l’étude indique également que les programmes d’aide pour les femmes en situation de vulnérabilité peuvent permettre d’empêcher la plupart des avortements clandestins. En fonction de la classe de risque, entre 69% et 94% des femmes ayant suivi le programme ont donné naissance à un enfant (avec ou sans adoption).

Ce n’est pas par pure coïncidence qu’à Malte, en République d’Irlande et au Chili, où l’avortement est illégal, les taux de mortalité maternelle sont plus bas qu’aux Etats-Unis. En Afrique, où ont lieu 56% de toutes les morts maternelles, la mortalité liée à l’avortement est plus de deux fois moins importante que dans les pays développés. Il y a pourtant plus de restrictions concernant l’avortement en Afrique que dans les pays développés ! Comment est-ce possible ? Dans les pays où l’avortement est le plus restreint, moins de femmes ont besoin de rechercher un traitement suite à un« avortement non médicalisé » que dans les pays où l’avortement est « médicalisé et légal ».

Les résultats de l’étude de terrain chilienne ne feront pas l’affaire du lobby pro-avortement. Mais c’est une excellente nouvelle pour les mères et les enfants à naître !

Note: Les articles scientifiques originaux sont ici et ici.

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Avortement : encore et toujours plus…

Sur proposition de deux députées PS, l’Assemblée nationale vient de voter l’abandon des sept jours de réflexion que la loi IVG de 1975 avait instaurés.

Ainsi donc, sur proposition de deux députées PS, l’Assemblée nationale vient de voter l’abandon des sept jours de réflexion que la loi IVG de 1975 avait instaurés. Ce délai de sept jours avait pour but de permettre aux femmes (les hommes n’existent pas dans la loi IVG, officialisant leur marginalisation et leur déresponsabilisation) de prendre le temps de décider après une juste information sur cet acte et ses conséquences (juste information qui n’a jamais été mise en œuvre par les pouvoirs publics). Ce délai « imposé aux femmes », comme on peut le lire dans la pensée unique des médias, leur était offert pour discerner et peser leur décision face à un acte grave.

Avec la loi de 1975, l’IVG demeurait en réalité interdite. Elle était seulement dépénalisée en cas de recours en raison « d’une situation de détresse » de la femme. Il n’y avait donc pas de droit à l’avortement sauf dans l’esprit des militants pro-IVG et des médias et politiques acquis à leur cause. Ce qui faisait quand même beaucoup de monde, et avec une grande capacité d’influence.

Résultat : après des années de matraquage intellectuel, de manipulation des consciences dans les collèges et lycées (où il est interdit de tenir un discours autre que celui du Planning familial) et de mensonges institutionnalisés, on endort les consciences et on fait croire que l’IVG est un acte sans gravité.

Il ne reste alors plus qu’à poursuivre l’œuvre destructrice vers « toujours plus » : une mineure peut avorter sans l’accord de ses parents (mais elle ne peut faire une sortie scolaire pour aller au musée). La prise en charge de l’IVG est de 100 %, bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie à soigner. La loi du 4 août 2014 crée un « droit à l’IVG » (« la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse ») et supprime la condition de détresse avérée (qui n’était déjà plus exigée depuis un arrêt du Conseil d’État de 1980). Elle sanctionne l’entrave à l’information sur l’IVG (c’est-à-dire le fait de donner une information autre que celle du Planning familial).

Aujourd’hui, avec la suppression à venir des sept jours, avorter sera aussi banal que faire une prise de sang. Ne réfléchissez pas, n’hésitez pas, ne vous posez pas de questions, mes bonnes dames… avortez après votre séance de zumba. Tenez, lisez Charlie pendant que je vous aspire votre amas de cellules !

Pourquoi est-ce que je devine que la prochaine étape sera d’obliger les médecins à pratiquer l’IVG contre leur conscience ?

Il y a, chaque année, 200.000 IVG dans l’indifférence totale. Indifférence des séquelles que cet « acte banal » cause aux femmes et aux pères, et indifférence pour les centaines de milliers de petits cœurs qui battent à huit semaines et qui s’arrêtent brutalement.

Heureusement, nous avons la satisfaction de savoir qu’un fœtus français devient un humain à douze semaines, bien avant le fœtus anglais à qui il faut dix-huit semaines ! C’est pour ça qu’on est moins bon au rugby ?

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Entretien avec Jacques Bompard

Vous faites à nouveau scandale au sujet de l’avortement dans vos amendements à la loi Santé actuellement débattue à l’Assemblée nationale. Pourquoi choisir ces propositions qui choquent le politiquement correct ?

J’ai proposé que les femmes désirant avorter écoutent le cœur de l’enfant qu’elles portent. Je comprends que les fanatiques de l’avortement s’y refusent, puisque c’est la preuve la plus naturelle qu’elles portent bien une vie à naître.

Je ne cherche en aucun cas à choquer. Je suis un pragmatique : il y a 220.000 avortements en France chaque année. C’est un constat extrêmement douloureux : banalisation de la suppression de la vie à naître, blessure insigne des principes générateurs de l’ordre politique, violence incurable faite au corps et au cœur des femmes. Or, je remarque que le gouvernement socialiste n’a de cesse de promouvoir l’IVG en supprimant la condition de détresse, en finançant sa propagande, et aujourd’hui en supprimant le délai de réflexion.

C’est une course à l’accroissement perpétuel du nombre d’avortements. Aucune proposition pédagogique n’est faite, aucune réflexion sur ce que dit l’explosion du nombre d’avortements de notre société et de la déresponsabilisation de ses acteurs. Comme toujours, les idéologues ont brandi des droits, défendables ou non, en oubliant les devoirs afférents. Les mêmes s’étonnent ensuite de la dislocation des familles et de la détresse de nombreuses femmes.

C’est justement parce que je mesure l’immense douleur de l’avortement pour les femmes que je veux éviter cette solution. Et ce n’est pas le chaos des imprécateurs et des zélateurs de la culture de mort qui me contraindront au silence. Le bon sens doit pouvoir s’exprimer sur tous les sujets. C’est un grand tort de la droite que de masquer ses pensées au sujet de l’avortement. J’espère que ma parole libre à ce sujet encouragera d’autres à dire la ferme opposition qu’ils ont.

Comment interprétez-vous l’obsession socialiste pour les questions de société ?

Elle participe d’une idéologie et d’une stratégie. L’idéologie, c’est leur volonté d’une redéfinition complète de la nature humaine, et cela ne date pas d’hier. Des débuts de la vie à la mort, en passant par les institutions fondamentales de l’existence humaine (famille, éducation, interdits). Je partage bien des définitions de cette course à l’abîme : drame du progressisme et de l’égalitarisme, monde orwellien de 1984, dictature des pulsions. Ces idées sont en armes. Et leurs mercenaires sont au gouvernement.

Mais il y a aussi une stratégie. L’analyse du repli sur les questions éthiques pour masquer l’incurie économique des gouvernements socialistes est bien connue. Et elle est parfaitement véritable, puisque François Hollande n’a ni le courage de faire les réformes nécessaires à la survie de notre pays, ni l’envie d’écouter l’intérêt de la France avant celui des officines qui ont accompagné son élection.

Mais ils bénéficient également d’un vide. Le débat public n’est pas libre en France sur les questions de société et les médias parisiens orchestrent des mises en scène toujours plus caricaturales. On l’a bien perçu lors des couvertures de la Manif pour tous. En somme, l’irresponsabilité dans la désinformation est devenue un des freins majeurs à l’exercice démocratique dans notre pays. La Ligue du Sud s’emploie à prouver que, localement, les réussites sont possibles sans transiger sur les principes. J’espère que cela inspirera d’autres actions.

Diriez-vous que vous cherchez à être le représentant des « pro-vie » dans notre monde politique ?

Je cherche à être le représentant des Orangeois, des Vauclusiens et des Français dans mes actes politiques. À mon sens, il faut pour cela défendre les lois naturelles sans lesquelles aucune vie en société n’est possible. Nous le voyons d’ailleurs parfaitement : l’individualisme et le matérialisme de nos adversaires s’arrangent parfaitement de l’explosion des parcours de vie, de la destruction des familles, de la rupture de la solidarité entre les générations. Promoteurs d’un monde d’atomes irresponsables, tous les moyens leur sont utiles pour imposer une dictature libertaire.

Alors, il faut admettre que je me sens parfois bien seul à dire, proposer et combattre sur ces questions. J’ai quelques collègues, UMP notamment, qui prennent aussi des risques. Il faut redire qu’il existe une véritable chape de plomb sur ces sujets et que nous avons besoin du soutien de tous lorsque nous menons le combat pour nos principes. C’est par un investissement courageux de tous que nous pourrons faire reculer la culture de mort.

Je crois qu’en réalité nous faisons de moins en moins de politique. Il faut commenter des affaires sans importance, débattre des derniers mots d’ordre imposés par la bien-pensance, en un mot brasser du vent. J’ai une conception tout autre de l’engagement, il faut du pragmatisme, des bilans, de la gestion pour faire avancer nos principes. Et puis, après tout, « beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur ».

Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel

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Huit témoignages déchirants de femmes qui ont avorté leurs bébés

En tant que société, nous sommes constamment bombardés par le discours pro-choix, selon lequel l’avortement est parfois nécessaire. Nous entendons également les paroles de certaines femmes post-abortives qui disent que l’avortement était la chose à faire dans leur cas. Soit qu’elles refoulent leurs émotions ou qu’elles mentent tout simplement, l’histoire d’un avortement ne finit jamais bien.

L’avortement tue un enfant et laisse une mère très grandement marquée, laquelle doit vivre pour le reste de sa vie avec la conscience d’avoir pris la vie de son enfant. Rien ne met mieux en évidence cette douleur que les témoignages sortant directement de la bouche d’ordinaires mères post-abortives qui sont ignorées par les principaux médias.

Ces femmes n’ont rien à gagner en partageant leurs histoires. Elles espèrent seulement aider d’autres mères à opter pour la vie.

Lori Nerad, ancienne présidente de l’organisme « Women Exploited by Abortion » (Femmes exploitées par l’avortement)

« Deux semaines après l’avortement, je suis entrée en phase de travail. Je suis rentrée en chancelant dans la salle de bains. Et là, avec mon avec mon mari à côté de moi, j’ai accouché une partie de mon bébé que le médecin n’avait pas enlevée. C’était la tête de mon bébé…Parfois, je me réveillais au milieu de la nuit, en pensant d’entendre un bébé pleurer. Et j’ai encore des cauchemars où je suis forcée de regarder mon bébé se faire arracher en face de moi. Je m’ennuie de mon bébé. Je me réveille constamment en voulant allaiter mon enfant, en voulant tenir mon enfant. Et le médecin ne m’a jamais avertie que j’éprouverais cela.».

Abby Johnson, Fondatrice de « And Then There Were None »

Abby_Johnson3.jpg« Un jour dans la voiture, ma fille (de façon spontanée) a demandé si un jour elle serait en mesure de voir ses frères et sœurs au ciel. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait dire…honnêtement, en espérant qu’elle ne parlait pas de mes deux avortements. Elle m’a dit qu’elle savait que j’avais eu deux avortements et qu’elle voulait savoir si elle aurait un jour l’occasion de rencontrer ces bébés car, me dit-elle, « ils me manquent ». Je n’avais jamais su que j’aurai causé ce genre de chagrin à mon enfant.

Quand j’ai eu mes avortements, je n’ai jamais pensé à la façon dont cela affecterait d’autres. Je n’avais jamais pensé à mes futurs enfants. Je n’avais jamais pensé que j’aurais à leur expliquer mon égoïsme.

Mes avortements vivent en moi et, malheureusement, ils vivent en eux aussi. »  

Ashley Granger, épouse, mère, étudiante en échographie

« Maintenant que mon fils a 4 ans, je regarde parfois son doux visage et me demande quelles auraient été les caractéristiques de mon autre fils. Je rêve encore que je le prends dans mes bras et ça me rend profondément triste de penser que j’ai volé mon fils d’un frère. Pourquoi ne pas essayer aujourd’hui de concevoir un frère pour lui?, me demanderez-vous. Eh bien, j’aimerais, mais mon mari et moi avons été aux prises avec l’infertilité pour deux ans et demi. Je n’ai jamais imaginé que je ne serais pas en mesure de concevoir lorsque je l’aurais voulu! Chaque soir, mon doux garçon prie Dieu pour un frère et à chaque fois que j’entends ces précieuses prières, mon cœur me fait mal à cause de ce que j’ai fait. Parce qu’en rétrospective, l’avortement n’est pas une solution facile ou une solution à un problème…C’est le problème, et il laisse un effet durable sur les générations futures ».

Katrina Fernandez, rédactrice humoristique catholique pour Patheos

« J’ai tué deux de mes enfants, volé mes parents de petits-enfants, et assassiné les frères et sœurs de mon fils. Ces avortements ont directement causé une condition médicale connue comme béance cervico-isthmique, laquelle a provoqué la naissance prématurée d’un autre fils qui est mort après une longue semaine de lutte à l’unité de soins intensifs néonatals (USIN) en 2001. La souffrance que j’ai endurée et causée est incommensurable et la culpabilité m’a rendue suicidaire. Je suis une lâche à tous les égards ».

Addie Morfoot, mère, auteure

« Ross aime me dire qu’Annie est l’ange gardien de notre fils, mais cette idée me fait peur. Est-ce-que je veux que le protecteur de mon fils soit quelqu’un dont la mère a terminé prématurément son existence? Dont la mère l’a abandonné? Elle doit être tellement en colère, déçue, et blessée. Alors je conserve les images de son échographie enfermées dans un placard, loin de la chambre de mon fils, avec une carte de souhaits Hallmarks que m’avait envoyée mon meilleur ami, où il est écrit ‘C’est une fille!’, et avec une décoration de Noël gravée avec la date de naissance prévue d’Annie que j’ai reçue de mes parents la semaine que j’ai découvert que j’étais enceinte. […] Mais Annie me hante encore. Mais lorsque la date prévue de sa naissance approche, ou lorsque mon fils a une mauvaise toux, ou avec la naissance de la fille de ma sœur – je pense à Annie. Et une fois par an – pour son anniversaire – je pleure. Je pense à ce que je ressentirais si je la tenais dans mes bras. Et puis je lui demande de bien vouloir comprendre que j’ai fait ce que je pensais être le mieux pour mon enfant ».

Beatrice Fedor, membre de la campagne Silent No More

beatrice_fedor_small.jpg« J’ai jeté mon bébé dans les toilettes et c’était horrible. Et cela ne m’a pas aidé à obtenir mon diplôme. 19 ans sont passés et à ce jour, je n’ai pas de diplôme. […] Sept ans plus tard, je suis tombée enceinte à nouveau. Le père était deux fois plus âgé que moi et était abusif. L’avortement était la solution rapide pour moi et pour protéger mon bébé contre l’agresseur. Alors je suis allée à une clinique et avec grande angoisse, j’ai été endormie. Quand je me suis réveillée avec du sang sur mes jambes, j’ai fondu en larmes; j’étais inconsolable. J’ai sombré toujours plus profondément dans la dépression et les pensées suicidaires m’envahissaient.

Puis, j’ai rencontré mon mari et il a amené Jésus dans ma vie, mais j’étais encore mal. Quand j’étais enceinte de notre premier enfant, mes avortements ont refait surface, et la culpabilité était écrasante. Je suis allée en counseling et j’ai commencé à guérir. J’ai par la suite  participé à une retraite familiale de Rachel’s Vineyard et finalement, j’ai été capable de me pardonner et de trouver la paix.

L’avortement m’avais promis de me libérer de deux situations de crise, mais au lieu de cela, il a failli me détruire. Mais il y a de l’espoir pour tous ceux qui souffrent et c’est pour eux que je ne me tais plus (Silent No More) ».

Jewels Green, ancienne travailleuse dans une clinique d’avortement et conférencière

Jewels_Green_small.jpg« […] 6 janvier 1989, à neuf semaines et demie de gestation, j’ai eu un avortement. Il a failli me tuer. Non, pas l’intervention chirurgicale, mais bien les séquelles psychologiques. J’ai tenté trois fois de me suicider après l’avortement et je me suis finalement retrouvée dans l’aile psychiatrique pour adolescents d’un hôpital communautaire, où je suis restée un mois pour récupérer. […] Travailler dans la salle de l’autoclave n’a jamais été facile. Je voyais mon enfant avorté dans chaque récipient contenant les membres des bébés. Un jour après le travail, mes cauchemars au sujet de bébés morts étaient si horribles et terrifiants que j’ai rencontré la directrice de la clinique pour lui parler de mes sentiments. Elle a été très compréhensive, ouverte, honnête, et douloureusement sincère lorsqu’elle m’a dit : ‘Ce que nous faisons ici, c’est mettre fin à une vie. Simplement’. »

Brice Griffin, fondatrice du Centre Charlotte pour femmes (Charlotte Center for Women)

« Après la sieste [après l’avortement], j’étais impatiente de revenir au monde des bars. Il n’y avait pas assez de whisky dans tout DC pour me satisfaire cette nuit-là, ou toute autre nuit pendant de nombreux mois suivants. Quand je me suis réveillée le matin suivant, Brian m’a demandé comment j’avais dormi. J’ai dit, ‘comme un bébé’. Il a dit, ‘tu veux dire comme une tueuse de bébé?! […] Pendant des mois après l’avortement, je ne savais plus rien, sinon que je voulais mourir. La mort était le seul moyen sûr d’échapper à l’horrible fosse qui s’était formée dans mon âme. Je criais à l’aide, je demandais de faire de la thérapie. Mais seulement à l’intérieur. Comment pouvais-je admettre ce que j’avais fait?

Donc, j’ai enfoui tout cela. Personne d’autre n’avait besoin de savoir. Personne d’autre n’avait besoin de me juger aussi durement que moi-même je me jugeais.

Je me suis traînée pendant plusieurs autres années, me sentant des fois heureuse et d’autres, condamnée. Un jour, pendant que je courais, j’écoutais une homélie du P. Larry Richard, au sujet de la confession. Il a dit, vaguement, ‘si vous avez eu un avortement, confessez-vous. Votre enfant est en train de prier pour vous dans le ciel’. Ma poitrine se soulevait avec des sanglots incontrôlables. En courant, je suis rentrée à la maison pour fixer un rendez-vous pour la Confession avec mon cher prêtre. Dans le confessionnal, pleurant à gros sanglots une fois de plus, je m’attendais vraiment à être frappée par la foudre. Je me trouvais là maintenant et je reconnaissais que j’étais coupable de meurtre, le  pire des péchés. Mon cher prêtre sourit et me tendit une boîte de mouchoirs et dit : ‘Dieu est si heureux que vous soyez ici. Vous serez pardonnée, mais vous avez besoin de guérison’. Il m’a ensuite parlé de Rachel Vineyard, un ministère aidant les femmes à guérir suite à un avortement ».

Ce ne sont que huit femmes qui ont pris la parole pour parler des répercussions de leurs avortements. Des vies pleines de douleurs et de regret. Des vies passées à désirer un enfant qu’elles ne pourront jamais tenir dans leurs bras. Des anniversaires qui vont et viennent amènent une autre année de remords. L’avortement n’est pas quelque chose que quelqu’un fait un jour. Il dure toute  une vie.

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Arte donne la parole à des femmes qui ont eu recours à l’avortement

Arte proposait hier soir deux documentaires consacrés à l’avortement. Le second intitulé« Avortement, la loi du silence » était diffusé en toute fin de soirée à 23h35.

 Ce documentaire allemand, doublé en français, s’attaque au tabou qui entoure l’avortement et cherche à échapper au « mur de silence » qui entoure les femmes qui ont vécu une IVG. Une initiative qui donne la parole à ces femmes et leur permet d’exprimer ce qu’elles vivent comme un traumatisme. Sans jamais verser dans le voyeurisme, en des termes justes, les images et les récits qui sont proposés touchent et émeuvent. Un projet aussi audacieux, qu’inhabituel.

 

Trois de ces femmes ont vécu des avortements. Elles racontent, chacune à sa manière, la détresse qui a suivi ces moments. Elles disent la pression de l’entourage qui tacitement pense qu’on ne peut pas donner la vie à 17 ans, que c’est trop tôt. Elles savent : « Je pourrais avoir ‘500’ enfants, celui-là, je ne l’aurais jamais », « mon instinct me disait que ça n’était pas qu’un amas de cellules ». « On m’a dit tu vas gâcher ton avenir. Cette phrase me fait horreur, comment un enfant peut gâcher une vie ? »L’une d’elle évoque la douleur ressentie de retour de salle d’opération : « Je ne comprends pas que personne ne m’ait prévenue de ce que j’allais vivre ». Elles se disent que si elles avaient eu plus de temps, elle auraient pu réfléchir et mûrir leur décision, chercher d’autres alternatives à l’avortement.

 

Le documentaire mentionne qu’une femme sur 5, voire sur 3 aurait aujourd’hui recours, au moins une fois dans sa vie, à l’IVG. Nombreuses sont celles qui ont besoin d‘aide, car elles peuvent développer des pathologies : non seulement des états dépressifs, mais toutes sortes d’autres troubles.

 

L’une d’elle raconte qu’une fois l’opération passée, on a poussé son lit au milieu d’une chambre de femmes qui venaient d’accoucher. Victime d’hémorragie, le médecin lui annonce alors qu’elle ne pourra pas avoir d’autre enfant. Ce ne sera pas le cas, elle en a désormais cinq, mais elle s’est lancée dans la prévention dans les écoles : « Ce que je veux, c’est inciter les jeunes filles à gérer intelligemment leur sexualité pour n’être jamais confrontées à cette situation ».

 

Le quatrième témoignage est celui d’une survivante de l’avortement, elle parlera en dissimulant son visage. Sa mère attendait des jumeaux, un des deux bébés a été avorté. Elle raconte qu’enfant, elle n’arrêtait pas de « rêver », même les yeux ouverts, qu’elle avait une sœur jumelle. L’intensité était telle qu’elle s’est crue folle. A l’adolescence, elle est anorexique. Elle n’apprend la vérité qu’à l’âge de 17 ans. Après la joie de se savoir pleinement saine d’esprit, elle est vite rattrapée par le chagrin et la douleur. Elle avait « tellement mal ». Elle comprend qu’elle a assisté à une lutte à mort et qu’elle a elle-même dû se battre pour survivre. Elle culpabilise de n’avoir pas pu sauver son jumeau et comprend la raison qui la pousse à se laisser mourir de faim.

Une psychologue présente le dessin d’une femme qui se voit enfermée dans une prison serrée, une cage de culpabilité : « Ce qu’on enlève a beau être tout petit, ça n’empêche rien à la portée du geste ».Après un avortement, les femmes sont souvent habitées par la honte, la culpabilité, qui doit prendre un sens positif. Chaque femme a son propre chemin à trouver. L’une d’elle vient consulter en thérapie : « J’aimerais tant lui demander pardon ».

Le professeur Nikolaus Knoepffler du Centre éthique de l’université d’Iéna, présente les stades de développement de l’embryon : le cœur qui se met à battre dès la 4e semaine de grossesse, la forme humaine bien apparente dès la 7e semaine. Il s’inquiète : « Comment la société peut-elle faire preuve d’autant de légèreté dans ce domaine ? » Et il ajoute : « J’estime qu’il est dangereux de banaliser [l’avortement], surtout quand on réalise qu’on a pris une décision sur des bases erronées. »

La fin du documentaire montre que le traumatisme post Ivg implique un vrai travail de deuil qui nécessite la mise en place de rites. Il s’achève sur ce message : « L’avortement est un droit, mais la liberté d’en parler aussi, sans jamais occulter la responsabilité dont nous devons faire preuve envers nous-mêmes et envers nos proches ». Les commentaires qui s’affichent en dessous du replay de l’émission montre que les tabous en la matière, sont encore loin d’être levés.

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Une superbe animation représentant toutes les étapes de la conception de bébé, de la fécondation à la naissance

Eleanor Lutz, une jeune designer, a créé une superbe animation qui représente toutes les étapes de la conception de bébé, de la fécondation à la naissance. Une spirale fascinante !

Parce qu’elle trouvait que les étapes de la conception d’un enfant sont fascinantes, la designer Eleanor Lutz a créé un gif animé représentant la spirale de la conception. Dans cette spirale hypnotique, tout est représenté : de la fécondation de l’ovule à la naissance. On y voit l’embryon devenir foetus puis, quand il arrive au bout de la spirale, appelée « comment faire un humain », le bébé naît et sort de la boucle.

Près de 400 images pour créer cette spirale

A chaque étape, des échelles rendent compte des différentes phases de la grossesse semaine après semaine : la division des cellules, le développement des organes, la formation des vaisseaux sanguins… jusqu’à ce que le bébé soit complètement formé et qu’il soit prêt à naître. Le gif comporte 396 images superposées pour créer cette spirale animée. La créatrice regrette cependant de n’avoir pu représenter la taille grandissante du foetus : « Je suis un peu triste car je n’ai pas pu représenter la taille de manière exacte. Par exemple, le foetus de 24 semaines est 40 fois plus lourd qu’à douze semaines (mais cela ne se voit pas sur le dessin) » explique-t-elle au Mirror. Néanmoins, la spirale représentant la conception est absolument fascinante !

 

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Pour en savoir plus : L’incroyable animation qui montre toutes les étapes de la conception de bébé – Magicmaman.com