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Pétition : Droit de dire NON à l’avortement !

Pétiition sur CitizenGo : Pétition : Droit de dire NON à l’avortement !

Pétition à l’attention de: Madame Marisol Touraine

Madame La Ministre,
Nous vous adressons cette tribune contre l’avortement à laquelle nous adhérons sans ambages et que nousfaisons nôtre. Une tribune rédigée par sept évêques de France, que nous remercions chaleureusement etsoutenons pour leur courage et leur engagement !
Nous, citoyens de France, croyants ou non croyants, catholiques ou non, n’acceptons plus de voir opposés aussi caricaturalement les droits de la femme et ceux de l’enfant.
Nous ne pouvons désormais nous taire au risque de voir notre silence considéré comme implicite acceptation de ce quadruple drame de l’avortement : drame desfemmes blessées, drame des enfants éliminés, drame des pères déresponsabilisés et drame de la société toute entière  embarquée dans la culture mortifère du déchet.
Aussi, refusons-nous sans ambiguïté ce « droit de mort » que vous banalisez ainsi  par votre loi de « Santé » et choisissons la vie, très simplement.
Voici la tribune :
« Peut-on encore parler de l’avortement aujourd’hui ?Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l’occasion de parler de ce « drame existentiel et moral » (pape François). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire. Il ne s’agit évidemment pas de porter des jugements sur les personnes, encore moins de culpabiliser. Refusant les caricatures, les amalgames et les invectives, nous souhaitons prendre le temps d’expliquer.
Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter.En 2016, le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès.
La dernière loi Santé n’est qu’une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l’avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes.
Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d’un acte d’avortement.
Pour la loi, l’avortement est un « droit ». Dans les faits, c’est surtout un drame.
C’est le drame des femmes qui vivent un traumatisme: avant d’avorter, elles portaient un bébé, elles portent à présent en elles un fardeau. Beaucoup ont eu le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide et le soutien qui leur aurait permis d’accueillir leur enfant, de le bercer, de le caresser.
L’avortement, c’est le drame des enfants éliminés avant de naître. Les nouveau-nés sont des êtres fragiles. Lorsqu’ils viennent à la vie, ils deviennent le trésor d’une famille, le cadeau de Dieu. Leur innocence nous bouleverse.
L’avortement, c’est le drame de la déresponsabilisation des pères. Combien de pères se sont-ils délestés de leur rôle, par indifférence ou sous le poids de la pression de leur entourage ? Il faut aussi souligner le désarroi de certains d’entre eux, autant en « quête » qu’en « perte » d’une identité qu’ils peinent à assumer.
L’avortement, c’est un drame social. Dans notre pays, il est à présent si banalisé qu’il est difficile d’exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s’est développée, articulée autour du refus de l’autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : mes parents auraient-ils pu m’empêcher de naître ?
La miséricorde portée par le pape François n’est pas sélective, parce qu’elle ne se conçoit pas sans la vérité. «La plaie qu’est l’avortement constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur les bateaux dans le canal de Sicile constitue un attentat contre la vie. […] Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l’euthanasie, constituent des attentats contre la vie » (pape François, extrait du discours du 30 mai 2015 adressé à l’association Scienza e Vita).
Nous ne voulons pas juger les femmes. Devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien.
Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le pape François nous y invitait encore le 28 janvier dernier, nous devons relever « le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions, parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort ».
Nous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis.
« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. […] Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme » (pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde).
Signataires :
  • Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France
  • Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
  • Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
  • Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes
  • Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio
  • Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon
  • Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban
« 
  •  Et désormais : moi-même, en co-signataire !
Salutations,
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Communiqué de Mgr Aillet: « Avortement : le débat est-il permis? »

Communiqué de Monseigneur Marc Aillet, du jeudi 28 janvier 2016 : « Avortement : le débat est-il permis? »

 

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. » (Pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde)
Alors que le gouvernement amorce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à l’avortement, nous appelons de nos vœux que ce débat, trop longtemps ostracisé, caricaturé, voire interdit, soit ouvert à nouveau. Parce qu’il engage l’avenir de notre pays dans une logique que le pape François appelle la « culture du déchet », ce combat assumé et mené par la classe politique doit être interrogé honnêtement, sans devenir un tabou social dont même les dérives ne peuvent être soumises à la critique.

Il est en effet surprenant de constater la vigueur avec laquelle le gouvernement engage de nombreux moyens pour faire taire –non seulement le délai de réflexion légal pour les femmes- mais la réflexion autour de l’avortement elle-même, à grand renfort de campagnes médiatiques et aux frais du contribuable.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient souvent trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes » fréquemment instrumentalisé. Il est tout autant regrettable de constater que la violence des propos dont on accuse régulièrement les défenseurs de la vie n’est que la pâle expression de la violence –occultée mais bien réelle et physique- vécue par les enfants à naître et leur mère à l’occasion d’un acte d’avortement. Violence létale pour les premiers, et conséquences souvent dramatiques pour les secondes dont les issues psychologiques voire physiques ne sont malheureusement pas assez prises en considération.

« Le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère. Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. A ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. A l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ?

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. A la suite du pape François qui disait à l’occasion de ses vœux au Corps diplomatique en 2014 : « la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur », nous appelons au droit à la vie pour tous, de la conception à la mort naturelle. Et au droit à l’avis.

+ Marc Aillet
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

« Et je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? […] Car l’enfant est le plus beau présent de Dieu à une famille, à un pays et au monde entier. Dieu vous bénisse !» (Mère Teresa, Discours à Oslo lors de la remise de son Prix Nobel)

Source : Diocèse 64

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Pétition : Droit de dire NON à l’avortement !

En réaction à la promulgation de la loi Santé, qui :

  • a supprimé le délai de réflexion avant l’IVG,
  • permis aux sages-femmes de pratiquer des IVG médicamenteuses,
  • obligé les Agences régionales de santé (ARS) à définir un programme régional pour améliorer l’accès à l’IVG,
  • financé la prise en charge à 100% de l’ensemble du parcours IVG,

plusieurs évêques dénoncent une fuite en avant et refusent que soient opposés dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants.

Ils appellent « au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis« .

La parole pour la vie est maintenant libérée : rien ne pourra faire désormais qu’elle se taise !

Nous serons ainsi légion à accompagner, encourager, soutenir,promouvoir, défendre tous ceux qui dénonceront le drame de l’avortement.

Ce drame que ces évêques catholiques mettent en avant est également condamné par l’ensemble des autres religions : musulmane, juive, bhouddiste…

Il est utile de rappeler, pour la culture générale de chacun, que le serment d’Hippocrate d’origine, principe de base de la déontologie médicale, 500 ans avant Jésus-Christ, interdit explicitement de pratiquer l’avortement : « je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif« . Le serment que font ainsi aujourd’hui les médecins et pharmaciens en France, après le passage de l’idéologie mortifère de notre époque, n’est pas le serment d’Hippocrate d’origine.

Comme le rappelle Mgr Aillet, « « le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère.Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. A ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. A l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ? »

A la suite de ces témoins vigilants et courageux, nous décidons de nous lever, nous rappelant les phrases d’Edmund Burke et d’Einstein :

  • « Pour triompher le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. » (Edmund Burke)
  • « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.« (Albert Einstein)

La pétition à signer : Droit de dire NON à l’avortement !

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AVORTEMENT : LE DROIT À L’AVIS

En réaction à la promulgation de la loi Santé, qui a supprimé le délai de réflexion avant l’IVG, plusieurs évêques dénoncent une fuite en avant et refusent que soient opposés dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants.

La tribune : 

Peut-on encore parler de l’avortement aujourd’hui ? Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l’occasion de parler de ce « drame existentiel et moral » (pape François). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire. Il ne s’agit évidemment pas de porter des jugements sur les personnes, encore moins de culpabiliser. Refusant les caricatures, les amalgames et les invectives, nous souhaitons prendre le temps d’expliquer.

Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. En 2016, le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès.

La dernière loi Santé n’est qu’une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l’avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d’un acte d’avortement.

Pour la loi, l’avortement est un « droit ». Dans les faits, c’est surtout un drame.

C’est le drame des femmes qui vivent un traumatisme : avant d’avorter, elles portaient un bébé, elles portent à présent en elles un fardeau. Beaucoup ont eu le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide et le soutien qui leur aurait permis d’accueillir leur enfant, de le bercer, de le caresser.

L’avortement, c’est le drame des enfants éliminés avant de naître. Les nouveau-nés sont des êtres fragiles. Lorsqu’ils viennent à la vie, ils deviennent le trésor d’une famille, le cadeau de Dieu. Leur innocence nous bouleverse.

L’avortement, c’est le drame de la déresponsabilisation des pères. Combien de pères se sont-ils délestés de leur rôle, par indifférence ou sous le poids de la pression de leur entourage ? Il faut aussi souligner le désarroi de certains d’entre eux, autant en « quête » qu’en « perte » d’une identité qu’ils peinent à assumer.

L’avortement, c’est un drame social. Dans notre pays, il est à présent si banalisé qu’il est difficile d’exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s’est développée, articulée autour du refus de l’autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : mes parents auraient-ils pu m’empêcher de naître ?

La miséricorde portée par le pape François n’est pas sélective, parce qu’elle ne se conçoit pas sans la vérité. « La plaie qu’est l’avortement constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur les bateaux dans le canal de Sicile constitue un attentat contre la vie. […] Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l’euthanasie, constituent des attentats contre la vie » (pape François, extrait du discours du 30 mai 2015 adressé à l’association Scienza e Vita).

Nous ne voulons pas juger les femmes. Devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien.

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le pape François nous y invitait encore le 28 janvier dernier, nous devons relever « le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions, parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort ».

Nous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis.

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. […] Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme » (pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde).

Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes

Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio

Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban

[Tribune signée dans Le Figaro du 30 janvier 2016].

Source : PadreBlog

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Des bébés qu’on laisse mourir ? En 2013-14, 182 enfants nés vivants sont morts suite à des avortements ratés, selon Statistiques Canada

Par Steve Weatherby de LifeSiteNews – traduit par Campagne Québec-Vie

Ottawa, le 14 avril 2015 – Les dirigeants pro-vie canadiens réitèrent leurs appels pour qu’une enquête soit ouverte afin d’étudier la possibilité qu’on laisse mourir des nouveaux-nés au Canada, suite à des avortements tardifs ratés. Selon les données officielles de Statistiques Canada, jusqu’à 182 bébés sont morts après être nés vivants suite à des avortements tardifs en 2013-14, ce qui représente une augmentation de 16 pourcent par rapport à 2011-12.

Les dernières données ont été une fois de plus découvertes par la bloggeuse pro-vie Patricia Maloney.

Suite à cette information, des appels ont été faits pour que le Canada adopte sa propre version de la loi sur la protection des enfants nés vivants (Born Alive Infant Protection Act) qui est en place aux États-Unis, tant au niveau fédéral qu’au niveau des états.

« Ces chiffres témoignent de l’horrible réalité des enfants qui, éventuellement, naissent vivants et sont abandonnés à leur sort ou tués », a dit M. Jack Fonseca, de la Coalition Campagne Vie (Campaign Life Coalition) à LifeSiteNews. « Déjà, conformément à la loi canadienne, aussi corrompue soit-elle, ceci serait considéré un meurtre. Nous avons besoin d’une loi pour la protection des enfants nés vivants au Canada ».

Lorsque Mme. Maloney a publié sa première série de conclusions sur les morts des enfants suite à des avortements ratés, en 2012, trois députés conservateurs avaient demandé à la GRC d’enquêter sur le phénomène, considérant la situation comme un cas d’infanticide. Mais le bureau de l’un des députés, celui de M. Maurice Vellacott, a déclaré à LifeSiteNews que plus de deux ans plus tard, « nous n’avons pas encore reçu de réponse satisfaisante » à cette requête.

Donc, le mystère entourant ce qui est arrivé et continue d’arriver aux enfants qui survivent aux avortements au Canada demeure.

Est-ce qu’on coupe leurs moelles épinières, comme cela a été le cas pour les centaines de bébés qui ont survécu aux avortements ratés réalisés par l’avorteur de Philadelphie, Kermit Gosnell, lequel a été, finalement, reconnu coupable d’homicides multiples en 2013? Ou est-ce qu’on les laisse simplement mourir dans un espace inutilisé, hors de la vue et de l’esprit du personnel d’hôpital ou de l’avortoir, et des clients, comme l’activiste pro-vie Jill Stanek a pu observer alors qu’elle était infirmière à Chicago? « Ils [les bébés] survivent aussi peu que quelques minutes, jusqu’à, comme c’est arrivé une fois, presque aussi longtemps qu’un quart de travail de huit heures », a-t-elle dit en 2008.

Les appels faits aux hôpitaux de la Colombie-Britannique et à la clinique d’avortement Morgentaler de Toronto pour connaître leurs protocoles en ce qui concerne le traitement (ou l’élimination) des survivants de l’avortement n’ont reçu aucune réponse au moment de la publication de cet article. Mais lorsque la question avait été soulevée en 2012, le National Post avait reporté que des médecins anonymes « soutiennent que [les avortements tardifs] sont effectués presque exclusivement dans les cas où le fœtus a développé une anomalie mortelle, telle que l’absence d’un organe vital, ou dans les cas où poursuivre la grossesse pose des risques à la vie de la mère ».

L’article souligne par la suite le fait que ces fœtus répondent aux critères pour être dans la catégorie des « naissances vivantes », découverte par Mme. Maloney, s’ils montrent un signe de vie, aussi faible soit-il, « que ce soit un rythme cardiaque momentané, un halètement soudain, ou, dans des rares cas, des pleurs ». Un des collecteurs officiels de données, l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) (Canadian Institute for Health Information), a décrit le suivant cas hypothétique pour instruire les déclarants d’information sur la santé : lorsqu’une anencéphalie fœtale (malformation congénitale du système nerveux central) est diagnostiquée chez un bébé non encore né et qu’il est avorté à 23 semaines de grossesse, le « fœtus est né vivant et a survécu une heure » et on le classe dans « les naissances vivantes résultant de l’interruption de la grossesse ».

Le National Post a trouvé de nombreux médecins qui rejettent les préoccupations concernant les bébés qu’on laisse mourir, mais seulement un était prêt à déclarer publiquement, le Dr. Douglas Black, président de la Société canadienne des obstétriciens et gynécologues. Il a dit que les bébés qui montrent des signes de vie sont laissés tout simplement « s’éteindre, parfois dans les bras de leurs mamans, selon ce que sont les circonstances ».

Néanmoins, selon l’ICIS, au moins 161 bébés sont nés après des tentatives d’avortement au Canada dans l’année fiscale 2013-14, contre 158 en 2011-12. Mais l’année précédente incluait les chiffres du Québec, chiffres que l’ICIS a refusé de fournir pour 2013-14, sur instructions de Québec. Étant donné que le chiffre de 2012-13 (158) incluait les 21 naissances post-avortement du Québec, on peut supposer sains crainte de se tromper que le chiffre national réel est encore plus élevé que 161.

Pourtant, selon Joyce Arthur, chef de la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada, la catégorie « naissances vivantes » ne concerne pas les « bébés nés vivants » mais plutôt « les fœtus qui sont à secondes de la mort et qui montrent des signes momentanés de vie, comme un tic ou une pulsation dans le cordon ombilical, au moins dans la plupart des cas ». De plus, pour les avortements tardifs, au Canada, a-t-elle dit à LifeSiteNews, que « la pratique courante consiste à induire la mort du fœtus avant de faire l’avortement », ce qui « peut-être…n’exclut pas nécessairement quelques signes de vie persistants pour une courte période de temps ».

John Hof, de l’organisation « Colombie-Britannique – Unis pour la vie » (British Columbia United for Life) a repliqué : « Ce que le canadien commun ne comprend pas, c’est qu’il y a des bébés qui naissent et qu’on laisse mourir simplement parce qu’ils ne sont pas désirés. Une justice fondamentale est actuellement refusée », a-t-il déclaré à LifeSiteNews. M. Hof a réclamé l’adoption d’une « loi sur la protection de l’enfant né vivant » et a exhorté « certains braves députés pro-vie » à travailler pour son adoption.

Quant à Patricia Maloney, qui publie ses découvertes sur le site run-with-life.blogspot.ca, elle dit que personne ne sait vraiment ce qui arrive au Canada aux bébés qui naissent vivants suite à un avortement raté. « En fait, tout ce que nous avons, c’est de la spéculation, car nous ne connaissons pas les vraies raisons de ces décès », écrit-elle sur son blog. « S’agit-il des bébés nés vivants qui ont été mis de côté et abandonnés à leur sort, luttant pour survivre jusqu’à ce qu’ils meurent? »

« Est-ce qu’ils ont fini de se justifier en évoquant la [fausse] compassion, pour que la mère puisse tenir son enfant dans ses bras avant qu’il meure? Si oui, alors pourquoi ne permet-on pas que l’enfant naisse et soit placé dans les soins palliatifs périnatals? Est-ce parce que nous n’offrons pas des soins palliatifs périnatals aux femmes enceintes qui se trouvent dans ces difficiles situations? Cela serait de la vraie compassion. Et, si nous n’offrons pas cette option, pourquoi ne pas l’offrir?… Ce que nous savons à propos de ces bébés qui sont soumis à des avortements tardifs, c’est que certains d’entre eux sont nés vivants (161), et que par la suite, ils meurent ».

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Ce pays a interdit l’avortement, le résultat en a surpris plus d’un !

« Interdisez l’avortement, les avortements ne cesseront pas. Des femmes le feront illégalement, et des femmes mourront ! »

Tel est donc leur argument… Mais aussi embêtant que ce soit, les faits sont là, et ils démontrent que le contraire est vrai au Chili.

Selon les nouvelles études de l’Institut MELISA, depuis que le gouvernement chilien a interdit l’avortement, non seulement la santé maternelle s’est améliorée, mais le nombre de femmes cherchant à se faire avorter clandestinement a chuté !

Depuis que le Chili a banni l’avortement en 1989, le nombre de décès lors de l’accouchement est passé de 41,3 à 12,7 sur 100 000 naissances (soit une baisse de 69,2%). Ce chiffre place le Chili à la deuxième place des pays américains ayant le taux de mortalité maternelle le plus bas (en faisant même mieux que les Etats-Unis).

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Elard Koch, professeur en épidémiologie moléculaire et aussi auteur principal de l’étude en question, affirme que les femmes ont été mises au courant de l’existence de ressources de santé, ce qui leur a permis d’y avoir de plus en plus accès. Aussi, depuis que ces centres emploient de réels spécialistes en maternité, le nombre de morts maternelles durant la grossesse et l’accouchement a diminué.

« Il s’agit d’une étude de terrain unique menée sur la population d’un pays en développement », affirme le Docteur Koch. Durant la période de cinquante ans sur laquelle a porté l’étude, le taux global de mortalité maternelle est passé de 270,7 à 18,2 décès sur 100 000 accouchements, soit une baisse spectaculaire de 93,8%, ce qui place le Chili parmi les pays obtenant les meilleurs résultats pour les soins maternels en Amérique.

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Cependant, si l’avortement est illégal, ne devons-nous pas nous attendre à ce que le nombre d’hospitalisations suite à des accouchements clandestins augmente ? Les femmes ne vont-elles pas juste chercher à avorter en-dehors des structures de soins conventionnelles ?

Non. Non seulement le Chili est l’un des pays les plus sûrs pour l’accouchement, mais le nombre de femmes cherchant à avorter est également en baisse. Selon des données du Ministère Chilien de la Santé, le nombre d’admissions pour des complications suite à des avortements suspectés clandestins est en baisse de 2% par an depuis 2001. En outre, le nombre d’hospitalisations pour fausse-couche ou grossesse extra-utérine n’a pas baissé et est resté constant lors de la même période.

L’étude du Dr Koch a également démontré qu’une grande partie des femmes qui considèrent l’idée d’avorter ont un profil vulnérable et sont soumises à la contrainte et la peur, qui sont les raisons de 70% des désirs d’avortement. De plus, l’étude indique également que les programmes d’aide pour les femmes en situation de vulnérabilité peuvent permettre d’empêcher la plupart des avortements clandestins. En fonction de la classe de risque, entre 69% et 94% des femmes ayant suivi le programme ont donné naissance à un enfant (avec ou sans adoption).

Ce n’est pas par pure coïncidence qu’à Malte, en République d’Irlande et au Chili, où l’avortement est illégal, les taux de mortalité maternelle sont plus bas qu’aux Etats-Unis. En Afrique, où ont lieu 56% de toutes les morts maternelles, la mortalité liée à l’avortement est plus de deux fois moins importante que dans les pays développés. Il y a pourtant plus de restrictions concernant l’avortement en Afrique que dans les pays développés ! Comment est-ce possible ? Dans les pays où l’avortement est le plus restreint, moins de femmes ont besoin de rechercher un traitement suite à un« avortement non médicalisé » que dans les pays où l’avortement est « médicalisé et légal ».

Les résultats de l’étude de terrain chilienne ne feront pas l’affaire du lobby pro-avortement. Mais c’est une excellente nouvelle pour les mères et les enfants à naître !

Note: Les articles scientifiques originaux sont ici et ici.

Retrouver cet article sur sa plateforme initiale.

Le Gouvernement accélère la banalisation de l’avortement

Santé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont validé la suppression du délai de réflexion de sept jours entre les deux visites médicales nécessaire pour subir une interruption volontaire de grossesse (IVG). Cette nuit, les députés ont approuvé la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer les IVG médicamenteuses.

Suppression du délai de réflexion

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont validé la suppression du délai de réflexion obligatoire et reconnu par la majorité des professionnels de santé comme nécessaire, dans le cadre d’une IVG. Avant de subir cette intervention, les femmes devaient assister à deux rendez-vous médicaux, espacé du délai de réflexion, qui était d’au minimum sept jours (48 heures si l’on approchait d’un peu trop près le délai légal de 12 semaines de grossesse). Catherine Coutelle, la présidente de la très féministe délégation aux Droits des femmes, estimait ce délai «infantilisant et stigmatisant» et en parlait comme d’une «concession» que Simone Veil avait dû faire lors de l’adoption de la loi sur l’avortement en janvier 1975.

Pour Marisol Touraine, ministre de la Santé «La loi de 1975 résulte d’un équilibre qui n’a pas vocation à être figée pour l’éternité. La société a évolué (…) La relation à l’IVG ne s’est pas banalisée, elle s’est normalisée. Une femme qui a pris sa décision n’a pas besoin de temps».

IVG médicamenteuses

Les députés ont autorisé dans la nuit les sages-femmes à pratiquer des IVG médicamenteuses. Selon leministère de la Santé, «L’IVG médicamenteuse est pratiquée jusqu’à la fin de la 5eme semaine de grossesse, soit au maximum 7 semaines après le début des dernières règles. En établissement de santé, ce délai peut être prolongé jusqu’à 7 semaines de grossesse (…) La méthode de l’IVG médicamenteuse consiste à prendre deux médicaments différents (comprimés) en présence du médecin au cours de deux consultations, puis, à vérifier que la grossesse est bien interrompue au cours d’une visite de contrôle».

A droite, l’UMP souhaite que cette pratique reste du ressort des médecins, et a déposé des amendements pour que cet article soit supprimé. Quarante ans après la loi Veil qui avait ouvert la possibilité aux femmes de subir une IVG, Marisol Touraine a affirmé que cette nouvelle loi permettrait «aux femmes de trouver des lieux nouveaux auxquels s’adresser». Les députés ont voté l’amendement qui stipule que «toute personne a le droit d’être informée sur les méthodes abortives et d’en choisir une librement».

Le texte sera soumis mardi prochain au vote général de l’Assemblée Nationale avant d’être transmis au Sénat.

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Demonstratie tegen abortuskliniek naast kerk

Avortement : encore et toujours plus…

Sur proposition de deux députées PS, l’Assemblée nationale vient de voter l’abandon des sept jours de réflexion que la loi IVG de 1975 avait instaurés.

Ainsi donc, sur proposition de deux députées PS, l’Assemblée nationale vient de voter l’abandon des sept jours de réflexion que la loi IVG de 1975 avait instaurés. Ce délai de sept jours avait pour but de permettre aux femmes (les hommes n’existent pas dans la loi IVG, officialisant leur marginalisation et leur déresponsabilisation) de prendre le temps de décider après une juste information sur cet acte et ses conséquences (juste information qui n’a jamais été mise en œuvre par les pouvoirs publics). Ce délai « imposé aux femmes », comme on peut le lire dans la pensée unique des médias, leur était offert pour discerner et peser leur décision face à un acte grave.

Avec la loi de 1975, l’IVG demeurait en réalité interdite. Elle était seulement dépénalisée en cas de recours en raison « d’une situation de détresse » de la femme. Il n’y avait donc pas de droit à l’avortement sauf dans l’esprit des militants pro-IVG et des médias et politiques acquis à leur cause. Ce qui faisait quand même beaucoup de monde, et avec une grande capacité d’influence.

Résultat : après des années de matraquage intellectuel, de manipulation des consciences dans les collèges et lycées (où il est interdit de tenir un discours autre que celui du Planning familial) et de mensonges institutionnalisés, on endort les consciences et on fait croire que l’IVG est un acte sans gravité.

Il ne reste alors plus qu’à poursuivre l’œuvre destructrice vers « toujours plus » : une mineure peut avorter sans l’accord de ses parents (mais elle ne peut faire une sortie scolaire pour aller au musée). La prise en charge de l’IVG est de 100 %, bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie à soigner. La loi du 4 août 2014 crée un « droit à l’IVG » (« la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse ») et supprime la condition de détresse avérée (qui n’était déjà plus exigée depuis un arrêt du Conseil d’État de 1980). Elle sanctionne l’entrave à l’information sur l’IVG (c’est-à-dire le fait de donner une information autre que celle du Planning familial).

Aujourd’hui, avec la suppression à venir des sept jours, avorter sera aussi banal que faire une prise de sang. Ne réfléchissez pas, n’hésitez pas, ne vous posez pas de questions, mes bonnes dames… avortez après votre séance de zumba. Tenez, lisez Charlie pendant que je vous aspire votre amas de cellules !

Pourquoi est-ce que je devine que la prochaine étape sera d’obliger les médecins à pratiquer l’IVG contre leur conscience ?

Il y a, chaque année, 200.000 IVG dans l’indifférence totale. Indifférence des séquelles que cet « acte banal » cause aux femmes et aux pères, et indifférence pour les centaines de milliers de petits cœurs qui battent à huit semaines et qui s’arrêtent brutalement.

Heureusement, nous avons la satisfaction de savoir qu’un fœtus français devient un humain à douze semaines, bien avant le fœtus anglais à qui il faut dix-huit semaines ! C’est pour ça qu’on est moins bon au rugby ?

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Huit témoignages déchirants de femmes qui ont avorté leurs bébés

En tant que société, nous sommes constamment bombardés par le discours pro-choix, selon lequel l’avortement est parfois nécessaire. Nous entendons également les paroles de certaines femmes post-abortives qui disent que l’avortement était la chose à faire dans leur cas. Soit qu’elles refoulent leurs émotions ou qu’elles mentent tout simplement, l’histoire d’un avortement ne finit jamais bien.

L’avortement tue un enfant et laisse une mère très grandement marquée, laquelle doit vivre pour le reste de sa vie avec la conscience d’avoir pris la vie de son enfant. Rien ne met mieux en évidence cette douleur que les témoignages sortant directement de la bouche d’ordinaires mères post-abortives qui sont ignorées par les principaux médias.

Ces femmes n’ont rien à gagner en partageant leurs histoires. Elles espèrent seulement aider d’autres mères à opter pour la vie.

Lori Nerad, ancienne présidente de l’organisme « Women Exploited by Abortion » (Femmes exploitées par l’avortement)

« Deux semaines après l’avortement, je suis entrée en phase de travail. Je suis rentrée en chancelant dans la salle de bains. Et là, avec mon avec mon mari à côté de moi, j’ai accouché une partie de mon bébé que le médecin n’avait pas enlevée. C’était la tête de mon bébé…Parfois, je me réveillais au milieu de la nuit, en pensant d’entendre un bébé pleurer. Et j’ai encore des cauchemars où je suis forcée de regarder mon bébé se faire arracher en face de moi. Je m’ennuie de mon bébé. Je me réveille constamment en voulant allaiter mon enfant, en voulant tenir mon enfant. Et le médecin ne m’a jamais avertie que j’éprouverais cela.».

Abby Johnson, Fondatrice de « And Then There Were None »

Abby_Johnson3.jpg« Un jour dans la voiture, ma fille (de façon spontanée) a demandé si un jour elle serait en mesure de voir ses frères et sœurs au ciel. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait dire…honnêtement, en espérant qu’elle ne parlait pas de mes deux avortements. Elle m’a dit qu’elle savait que j’avais eu deux avortements et qu’elle voulait savoir si elle aurait un jour l’occasion de rencontrer ces bébés car, me dit-elle, « ils me manquent ». Je n’avais jamais su que j’aurai causé ce genre de chagrin à mon enfant.

Quand j’ai eu mes avortements, je n’ai jamais pensé à la façon dont cela affecterait d’autres. Je n’avais jamais pensé à mes futurs enfants. Je n’avais jamais pensé que j’aurais à leur expliquer mon égoïsme.

Mes avortements vivent en moi et, malheureusement, ils vivent en eux aussi. »  

Ashley Granger, épouse, mère, étudiante en échographie

« Maintenant que mon fils a 4 ans, je regarde parfois son doux visage et me demande quelles auraient été les caractéristiques de mon autre fils. Je rêve encore que je le prends dans mes bras et ça me rend profondément triste de penser que j’ai volé mon fils d’un frère. Pourquoi ne pas essayer aujourd’hui de concevoir un frère pour lui?, me demanderez-vous. Eh bien, j’aimerais, mais mon mari et moi avons été aux prises avec l’infertilité pour deux ans et demi. Je n’ai jamais imaginé que je ne serais pas en mesure de concevoir lorsque je l’aurais voulu! Chaque soir, mon doux garçon prie Dieu pour un frère et à chaque fois que j’entends ces précieuses prières, mon cœur me fait mal à cause de ce que j’ai fait. Parce qu’en rétrospective, l’avortement n’est pas une solution facile ou une solution à un problème…C’est le problème, et il laisse un effet durable sur les générations futures ».

Katrina Fernandez, rédactrice humoristique catholique pour Patheos

« J’ai tué deux de mes enfants, volé mes parents de petits-enfants, et assassiné les frères et sœurs de mon fils. Ces avortements ont directement causé une condition médicale connue comme béance cervico-isthmique, laquelle a provoqué la naissance prématurée d’un autre fils qui est mort après une longue semaine de lutte à l’unité de soins intensifs néonatals (USIN) en 2001. La souffrance que j’ai endurée et causée est incommensurable et la culpabilité m’a rendue suicidaire. Je suis une lâche à tous les égards ».

Addie Morfoot, mère, auteure

« Ross aime me dire qu’Annie est l’ange gardien de notre fils, mais cette idée me fait peur. Est-ce-que je veux que le protecteur de mon fils soit quelqu’un dont la mère a terminé prématurément son existence? Dont la mère l’a abandonné? Elle doit être tellement en colère, déçue, et blessée. Alors je conserve les images de son échographie enfermées dans un placard, loin de la chambre de mon fils, avec une carte de souhaits Hallmarks que m’avait envoyée mon meilleur ami, où il est écrit ‘C’est une fille!’, et avec une décoration de Noël gravée avec la date de naissance prévue d’Annie que j’ai reçue de mes parents la semaine que j’ai découvert que j’étais enceinte. […] Mais Annie me hante encore. Mais lorsque la date prévue de sa naissance approche, ou lorsque mon fils a une mauvaise toux, ou avec la naissance de la fille de ma sœur – je pense à Annie. Et une fois par an – pour son anniversaire – je pleure. Je pense à ce que je ressentirais si je la tenais dans mes bras. Et puis je lui demande de bien vouloir comprendre que j’ai fait ce que je pensais être le mieux pour mon enfant ».

Beatrice Fedor, membre de la campagne Silent No More

beatrice_fedor_small.jpg« J’ai jeté mon bébé dans les toilettes et c’était horrible. Et cela ne m’a pas aidé à obtenir mon diplôme. 19 ans sont passés et à ce jour, je n’ai pas de diplôme. […] Sept ans plus tard, je suis tombée enceinte à nouveau. Le père était deux fois plus âgé que moi et était abusif. L’avortement était la solution rapide pour moi et pour protéger mon bébé contre l’agresseur. Alors je suis allée à une clinique et avec grande angoisse, j’ai été endormie. Quand je me suis réveillée avec du sang sur mes jambes, j’ai fondu en larmes; j’étais inconsolable. J’ai sombré toujours plus profondément dans la dépression et les pensées suicidaires m’envahissaient.

Puis, j’ai rencontré mon mari et il a amené Jésus dans ma vie, mais j’étais encore mal. Quand j’étais enceinte de notre premier enfant, mes avortements ont refait surface, et la culpabilité était écrasante. Je suis allée en counseling et j’ai commencé à guérir. J’ai par la suite  participé à une retraite familiale de Rachel’s Vineyard et finalement, j’ai été capable de me pardonner et de trouver la paix.

L’avortement m’avais promis de me libérer de deux situations de crise, mais au lieu de cela, il a failli me détruire. Mais il y a de l’espoir pour tous ceux qui souffrent et c’est pour eux que je ne me tais plus (Silent No More) ».

Jewels Green, ancienne travailleuse dans une clinique d’avortement et conférencière

Jewels_Green_small.jpg« […] 6 janvier 1989, à neuf semaines et demie de gestation, j’ai eu un avortement. Il a failli me tuer. Non, pas l’intervention chirurgicale, mais bien les séquelles psychologiques. J’ai tenté trois fois de me suicider après l’avortement et je me suis finalement retrouvée dans l’aile psychiatrique pour adolescents d’un hôpital communautaire, où je suis restée un mois pour récupérer. […] Travailler dans la salle de l’autoclave n’a jamais été facile. Je voyais mon enfant avorté dans chaque récipient contenant les membres des bébés. Un jour après le travail, mes cauchemars au sujet de bébés morts étaient si horribles et terrifiants que j’ai rencontré la directrice de la clinique pour lui parler de mes sentiments. Elle a été très compréhensive, ouverte, honnête, et douloureusement sincère lorsqu’elle m’a dit : ‘Ce que nous faisons ici, c’est mettre fin à une vie. Simplement’. »

Brice Griffin, fondatrice du Centre Charlotte pour femmes (Charlotte Center for Women)

« Après la sieste [après l’avortement], j’étais impatiente de revenir au monde des bars. Il n’y avait pas assez de whisky dans tout DC pour me satisfaire cette nuit-là, ou toute autre nuit pendant de nombreux mois suivants. Quand je me suis réveillée le matin suivant, Brian m’a demandé comment j’avais dormi. J’ai dit, ‘comme un bébé’. Il a dit, ‘tu veux dire comme une tueuse de bébé?! […] Pendant des mois après l’avortement, je ne savais plus rien, sinon que je voulais mourir. La mort était le seul moyen sûr d’échapper à l’horrible fosse qui s’était formée dans mon âme. Je criais à l’aide, je demandais de faire de la thérapie. Mais seulement à l’intérieur. Comment pouvais-je admettre ce que j’avais fait?

Donc, j’ai enfoui tout cela. Personne d’autre n’avait besoin de savoir. Personne d’autre n’avait besoin de me juger aussi durement que moi-même je me jugeais.

Je me suis traînée pendant plusieurs autres années, me sentant des fois heureuse et d’autres, condamnée. Un jour, pendant que je courais, j’écoutais une homélie du P. Larry Richard, au sujet de la confession. Il a dit, vaguement, ‘si vous avez eu un avortement, confessez-vous. Votre enfant est en train de prier pour vous dans le ciel’. Ma poitrine se soulevait avec des sanglots incontrôlables. En courant, je suis rentrée à la maison pour fixer un rendez-vous pour la Confession avec mon cher prêtre. Dans le confessionnal, pleurant à gros sanglots une fois de plus, je m’attendais vraiment à être frappée par la foudre. Je me trouvais là maintenant et je reconnaissais que j’étais coupable de meurtre, le  pire des péchés. Mon cher prêtre sourit et me tendit une boîte de mouchoirs et dit : ‘Dieu est si heureux que vous soyez ici. Vous serez pardonnée, mais vous avez besoin de guérison’. Il m’a ensuite parlé de Rachel Vineyard, un ministère aidant les femmes à guérir suite à un avortement ».

Ce ne sont que huit femmes qui ont pris la parole pour parler des répercussions de leurs avortements. Des vies pleines de douleurs et de regret. Des vies passées à désirer un enfant qu’elles ne pourront jamais tenir dans leurs bras. Des anniversaires qui vont et viennent amènent une autre année de remords. L’avortement n’est pas quelque chose que quelqu’un fait un jour. Il dure toute  une vie.

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Arte donne la parole à des femmes qui ont eu recours à l’avortement

Arte proposait hier soir deux documentaires consacrés à l’avortement. Le second intitulé« Avortement, la loi du silence » était diffusé en toute fin de soirée à 23h35.

 Ce documentaire allemand, doublé en français, s’attaque au tabou qui entoure l’avortement et cherche à échapper au « mur de silence » qui entoure les femmes qui ont vécu une IVG. Une initiative qui donne la parole à ces femmes et leur permet d’exprimer ce qu’elles vivent comme un traumatisme. Sans jamais verser dans le voyeurisme, en des termes justes, les images et les récits qui sont proposés touchent et émeuvent. Un projet aussi audacieux, qu’inhabituel.

 

Trois de ces femmes ont vécu des avortements. Elles racontent, chacune à sa manière, la détresse qui a suivi ces moments. Elles disent la pression de l’entourage qui tacitement pense qu’on ne peut pas donner la vie à 17 ans, que c’est trop tôt. Elles savent : « Je pourrais avoir ‘500’ enfants, celui-là, je ne l’aurais jamais », « mon instinct me disait que ça n’était pas qu’un amas de cellules ». « On m’a dit tu vas gâcher ton avenir. Cette phrase me fait horreur, comment un enfant peut gâcher une vie ? »L’une d’elle évoque la douleur ressentie de retour de salle d’opération : « Je ne comprends pas que personne ne m’ait prévenue de ce que j’allais vivre ». Elles se disent que si elles avaient eu plus de temps, elle auraient pu réfléchir et mûrir leur décision, chercher d’autres alternatives à l’avortement.

 

Le documentaire mentionne qu’une femme sur 5, voire sur 3 aurait aujourd’hui recours, au moins une fois dans sa vie, à l’IVG. Nombreuses sont celles qui ont besoin d‘aide, car elles peuvent développer des pathologies : non seulement des états dépressifs, mais toutes sortes d’autres troubles.

 

L’une d’elle raconte qu’une fois l’opération passée, on a poussé son lit au milieu d’une chambre de femmes qui venaient d’accoucher. Victime d’hémorragie, le médecin lui annonce alors qu’elle ne pourra pas avoir d’autre enfant. Ce ne sera pas le cas, elle en a désormais cinq, mais elle s’est lancée dans la prévention dans les écoles : « Ce que je veux, c’est inciter les jeunes filles à gérer intelligemment leur sexualité pour n’être jamais confrontées à cette situation ».

 

Le quatrième témoignage est celui d’une survivante de l’avortement, elle parlera en dissimulant son visage. Sa mère attendait des jumeaux, un des deux bébés a été avorté. Elle raconte qu’enfant, elle n’arrêtait pas de « rêver », même les yeux ouverts, qu’elle avait une sœur jumelle. L’intensité était telle qu’elle s’est crue folle. A l’adolescence, elle est anorexique. Elle n’apprend la vérité qu’à l’âge de 17 ans. Après la joie de se savoir pleinement saine d’esprit, elle est vite rattrapée par le chagrin et la douleur. Elle avait « tellement mal ». Elle comprend qu’elle a assisté à une lutte à mort et qu’elle a elle-même dû se battre pour survivre. Elle culpabilise de n’avoir pas pu sauver son jumeau et comprend la raison qui la pousse à se laisser mourir de faim.

Une psychologue présente le dessin d’une femme qui se voit enfermée dans une prison serrée, une cage de culpabilité : « Ce qu’on enlève a beau être tout petit, ça n’empêche rien à la portée du geste ».Après un avortement, les femmes sont souvent habitées par la honte, la culpabilité, qui doit prendre un sens positif. Chaque femme a son propre chemin à trouver. L’une d’elle vient consulter en thérapie : « J’aimerais tant lui demander pardon ».

Le professeur Nikolaus Knoepffler du Centre éthique de l’université d’Iéna, présente les stades de développement de l’embryon : le cœur qui se met à battre dès la 4e semaine de grossesse, la forme humaine bien apparente dès la 7e semaine. Il s’inquiète : « Comment la société peut-elle faire preuve d’autant de légèreté dans ce domaine ? » Et il ajoute : « J’estime qu’il est dangereux de banaliser [l’avortement], surtout quand on réalise qu’on a pris une décision sur des bases erronées. »

La fin du documentaire montre que le traumatisme post Ivg implique un vrai travail de deuil qui nécessite la mise en place de rites. Il s’achève sur ce message : « L’avortement est un droit, mais la liberté d’en parler aussi, sans jamais occulter la responsabilité dont nous devons faire preuve envers nous-mêmes et envers nos proches ». Les commentaires qui s’affichent en dessous du replay de l’émission montre que les tabous en la matière, sont encore loin d’être levés.

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