La parole du jour

6 décembre 2014

Chers amis précurseurs,

Vous trouverez ci-après un magnifique sermon de saint François de Sales sur saint Jean-Baptiste, le Précurseur de l’avènement du Christ. Que cette homélie puisse nous inviter à méditer sur la mission de notre saint patron et ainsi contribuer à nourrir notre réflexion sur l’engagement qui doit être le nôtre dans la Cité.

Ce sermon a été lu en chaire le 6 décembre 1620, à l’occasion du deuxième dimanche de l’Avent. Il est donc tout à fait à propos pour nous préparer à la prochaine messe dominicale. Ce sera aussi l’occasion de mieux connaître et comprendre notre saint patron…

Vous pourrez lire le sermon en son entier en suivant ce lien : http://www.icrsp.org/Saints-Patrons/Saint-Francois-de-Sales/Sermons/sermon-St-Fr–Sales-Avent-II.htm

SERMON DE  ST FRANÇOIS DE SALES POUR  LE DEUXIÈME DIMANCHE DE L’AVENT

« Tu es qui venturus es, an alium expectamus ? » Êtes‑vous Celui qui doit venir, ou devons‑nous eu attendre un autre ? Mat.XI, 3

L’Evangile que nous lisons à la Messe de ce jour est divisé en trois parties. La première relate comment  Saint Jean, en prison pour la Vérité, envoya deux de ses disciples à Notre-Seigneur pour savoir s’il était le Messie promis ou s’ils  devaient en attendre un autre. La seconde est la réponse que leur fit le Sauveur. Et la troisième, raconte ce qu’il dit après que les disciples de Saint Jean s’en furent retournés.

C’est une chose admirable que nos anciens Pères, qui ont été si clairvoyants et ont eu de si grandes lumières pour expliquer et développer les plus grandes et obscures difficultés que présente la Sainte Ecriture, se soient néanmoins tous trouvés étonnés du premier point de cet Evangile pour savoir comment il devait être compris que Saint Jean qui connaissait Notre Seigneur envoyât ses disciples pour apprendre s’il était ce grand Prophète, ce Messie promis, ou s’ils  devaient en attendre un autre. Car, disent‑ils, si Saint Jean savait assurément qu’il était le Messie, pourquoi les  envoie‑t‑il demander qui il est ?

Or, qu’il sût bien que Celui à qui il envoyait faire la demande était vraiment le Messie, cela est indubitable, car il le connut étant encore dans le ventre de sa mère, et il n’y a aucun Saint qui ait eu une plus grande lumière et intelligence du mystère de l’Incarnation que ce glorieux Saint Jean. Il fut l’écolier de Notre-Dame, et lorsqu’elle alla visiter sa cousine Elisabeth il fut sanctifié par le cher Sauveur de nos âmes, qu’il reconnut. Tressaillant d’aise dans les entrailles de sa mère, il l’adora et se consacra à son divin service. Il fut son Précurseur, et annonça sa venue au monde. C’est lui qui le baptisa, lui qui vit descendre le Saint-Esprit sous la forme d’une colombe et qui entendit la voix du Père disant : «  Celui-ci est mon Fils bien aimé auquel je prends tout mon plaisir ». C’est lui qui le montra du doigt, prononçant ces paroles : «  Ecce Agnus Dei- Voici l’Agneau de Dieu – qui enlève le péché du monde ».

Voilà comme il connaissait bien Notre-Seigneur, et il n’y a point de doute qu’il ne chancela jamais en rien que ce fût, de la croyance et assurance qu’il avait de sa venue.

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