homeless-man-c2a9-ollyy-shutterstock_259238210

Entourage : l’appli qui rassemble les anges gardiens des démunis

Tout commence, par une expérience mystique. Jean-Marc Potdevin alors vice-président de Yahoo ! Europe, s’interroge sur le sens de sa vie de businessman et décide en 2012 d’accomplir le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Après maintes péripéties et autant de coïncidences, il vit une expérience époustouflante qui bouleverse sa perception de l’existence.

Épuisé par la marche et les épreuves, il entre dans une chapelle du Puy-en-Velay et fait contre toute attente, la rencontre de la « majesté de tout l’univers”, “la Présence divine et royale”, le Christ en personne : « le tournant » de sa vie, dira-t-il.

Un livre témoignage et un nouveau départ professionnel plus tard, Jean-Marc s’installe à Paris. Il remarque la présence de nombreux sans-abris dans son quartier. Frappé par leur immense isolement, il choisit d’établir un lien avec chacun d’entre eux : « je connaissais leurs prénoms, ils connaissaient le mien », raconte-t-il. Un jour, il tomba sur l’un d’eux qui pleurait parce qu’il s’était fait agresser pendant la nuit :  presque toutes ses dents étaient cassées. Il décide alors de l’assister mais celui-ci refuse de se rendre à l’hôpital. « mon réflexe a été de passer une annonce sur les réseaux sociaux pour trouver un dentiste qui accepterait de soigner en urgence, une personne SDF », explique Jean-Marc Potdevin. « il a fallu ensuite lui trouver un logement pour qu’il se repose de l’opération… De fil en aiguille, je me suis rendu compte d’une chose importante : toute aide existe, il y a à Paris de nombreuses associations pour traiter chaque problèmes, qu’ils soient sociaux, médicaux ou alimentaires. Ne manque qu’une chose : les canaux pour les mettre en relation », souligne le créateur d’Entourage.

« La plus grande misère des pauvres, c’est que personne n’a besoin de leur amitié »

C’est ainsi que l’application pour smartphone Entourage est née autour de valeurs centrales : proximité et humanité : « Ça n’est pas toujours utile de donner un chèque pour une association lointaine, la pauvreté est devant chez soi. C’est pas un chèque dont elle a besoin mais c’est que je lui sers la main et que je la reconnaisse comme faisant partie intégrante du quartier. »

Suite sur Aleteia

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *