Archives pour la catégorie Article d’actualité

Les articles que l’on relaie…

Entourage

Entourage : un réseau social pour les personnes de la rue

Face à un SDF, la peur et l’ignorance l’emportent souvent sur le désir de lui venir en aide ou de lui parler. Jean-Marc Potdevin lance avec des bénévoles l’appli Entourage, pour repérer les personnes de la rue de nos quartiers, les entourer, les aider et les mettre en contact avec d’autres personnes de bonne volonté. Une vraie bonne idée à diffuser grâce à la vidéo créée pour l’occasion.

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Alternatives à l’avortement : Jacques Bompard interpelle le Parlement

Ce mercredi 20 mai 2015, le député Jacques Bompard a déposé une proposition de loi à l’Assemblée Nationale, visant à interpeller ses membres sur les possibilités d’éventuelles alternatives à l’avortement. Dénonçant les deux-cent-vingt mille morts engendrés par un phénomène banalisé par les mesures du gouvernement actuel (1), le parlementaire souligne les conséquences désastreuses de l’avortement et y propose des recours.

D’une aide financière d’État pour la mère de famille à la réinstallation du délai de réflexion

Jacques Bompard rappelle l’atteinte à la dignité que constitue l’annihilation du délai de réflexion avant la pratique d’un tel agissement ; la suppression de la vie est un acte grave dont la mère se doit de prendre conscience. Rappelons que la fin à ce temps de concertation émanait de la volonté du ‘’Haut conseil à l’égalité femmes-hommes’’ et a été porté, via Najat Vallaud-Belkacem, afin de «faire de l’IVG un droit à part entière» et répondre aux revendications de groupes féministes (2). Ironique décision de la part d’un gouvernement si prompt à réclamer la prise en compte à l’échelle législative de l’individualité des cas sans jamais émettre l’éventualité qu’une femme enceinte en situation matérielle délicate puisse être sujette à la détresse et prendre une décision inconsidérément hâtive. A cet égard, Jacques Bompard propose d’ailleurs la mise en place d’une aide gouvernementale permettant de soulager la condition financière de la famille à venir, afin que la future mère puisse décemment élever son enfant. Il revendique également la mise en place d’un délai de réflexion de quinze jours.

Prendre conscience de l’enfant à naître 

Par ailleurs, le député a dénoncé la trop faible communication opérée autour de cette question de l’avortement, tant à l’échelle individuelle que dans le domaine de la recherche. Alors qu’un sondage de l’IFOP daté de 2010 soulignait que 83% des Françaises estimaient que l’interruption volontaire de grossesse « laiss[ait] des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes», les études destinées à faire état de ces conséquences restent rares. Le député souhaite donc que le médecin alerte la femme sur les conséquences physiques et psychologiques découlant de son acte et surtout, d’aborder explicitement à la mère la nature de son geste : celui de la suppression d’une vie. Il indique également la possibilité pour la femme d’accoucher « sous-x ».

Les médias de l’oligarchie ont été vigilants à décrier cette initiative (3). Cette proposition de loi consiste pourtant à revenir aux fondamentaux de la loi de Simone Veil : l’avortement ne doit être appliqué qu’en dernier recours et constituer une dérogation dont les responsables se doivent d’être conscients.

(1) En janvier 2015, Marisol Touraine, Ministre de la santé, déclarait souhaiter «faciliter le parcours de celles qui souhaitent avorter» et garantir un meilleur accès à l’IVG sur le territoire. [Sources].

(2) Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez le féminisme, estime que «les femmes qui décident d’avorter savent ce qu’elles font. Ce délai qu’on leur imposait était infantilisant».[Sources].

(3) Parmi eux, on note notamment MétroNews, journal en décrépitude qui s’est récemment vu obliger d’abandonner sa version papier faute de suffragesPolitique Matin ou la Dépêche.

Retrouver cet article sur sa plateforme initiale.

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Le compte @LesPrecurseurs « source active et diffuse de la crise »…

 

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Le refus de la RATP d’afficher une publicité pour un concert du groupe “Les Prêtres” en hommage aux Chrétiens d’Orient a suscité un mouvement d’indignation massif qui s’est traduit, pour la régie de transports, par une crise sans précédent.

Un tweet publié sur le compte Twitter de Mgr di Falco (@proteus2013) le 30 mars dernier, et retweeté à plus de 800 reprises, a servi de déclencheur à celle-ci. Le contexte joue un rôle non négligeable dans la large diffusion du tweet : il est publié le jour même où Laurent Fabius déclare au Conseil de sécurité de l’ONU que les Chrétiens d’Orient “sont en train d’être éradiqués” (Le Figaro) et à quelques jours du week-end pascal et du massacre de Garissa au Kenya.

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Au cours de cette crise, la décision de la RATP a suscité la réaction d’un certain nombre de personnalités politiques et religieuses de premier plan, au premier rang desquels le Premier ministre Manuel Valls ou l’Abbé Grosjean. Mais malgré leur influence certaine, c’est essentiellement la puissance d’un activisme plus souterrain, mobilisant des acteurs appartenant à la mouvance religieuse la plus radicale, de faible autorité mais très actifs qui s’est manifesté sur Twitter en cette occasion. L’analyse des conversations grâce à l’outil de cartographie Gephi permet de mettre en évidence les ressorts de ce type de mobilisation qui a permis de faire émerger dans le débat public une affaire qui ne concernait au départ que les membres d’une communauté et placé au coeur de la polémique une entreprise telle que la RATP.

Suite de l’article : http://journal.lanetscouade.com/article/VS-7CygAAPIWCeNV/la-ratp-frappee-par-lactivisme-digital-de-la-sphere-catholique-radicale-sur-twitter

Jeûne pour la France

Jeûne pour la France

Oraison du jeudi Saint

Dieu, de qui Judas a reçu la peine de son crime et le larron la récompense de sa confession, accordez-nous l’effet de votre pardon ; afin que, comme Jésus-Christ, notre Seigneur, dans sa Passion, a diversement récompensé les mérites de l’un et de l’autre, ainsi il détruise en nous les égarements du vieil homme, et nous accorde généreusement la grâce de sa Résurrection.

Jeûne pour la France est une initiative de catholiques à l’écoute de la parole de Dieu, qui choisissent, en ce Carême 2015, d’offrir un temps de jeûne et de prière pour la conversion de notre pays, afin de rendre la France à sa vocation de « fille aînée de l’Eglise » et d’y faire régner le Christ.

Vous pouvez vous associer au jeûne pour la France en offrant un effort de votre carême à cette intention.

Qui que nous soyons, nous sommes unis dans la communion des saints, en ce temps de carême pour prier, offrir, jeûner pour la France afin qu’elle redevienne fidèle aux promesses de son baptême !

Pour étendre notre chaîne spirituelle, engageons-nous à trouver chacun deux personnes qui s’engagent à jeûner dans le même esprit, au moins tous les vendredis de carême, et à trouver elles-mêmes deux autres personnes qui feront de même… Ainsi, notre pays se couvrira d’une toile invisible aux yeux des hommes mais visible aux yeux divins pour coopérer à l’œuvre de rédemption de Notre Sauveur Jésus-Christ.

http://www.jeunepourlafrance.fr/

Gleeden, ou la société de la solitude

Transcription d’un entretien pour Radio-Vatican. Propos recueillis par Manuela Affejee.

Quelle est votre réaction par rapport à cette affaire Gleeden ?

D’abord, c’est triste parce que devant une situation comme celle-ci, on est condamné à apporter une mauvaise réponse. Les AFC (Associations Familiales Catholiques) ont entrepris une action très louable pour mettre un terme à cette campagne de promotion, qui ne peut qu’avoir des conséquences néfastes sur la vie des familles et sur l’équilibre des couples. Malheureusement, en intentant une action de cette nature, on prend toujours le risque de faire à ce site une publicité gratuite, ce dont finalement il rêve. Je regrette donc cette « affaire » au sens où, effectivement, je crois qu’il était nécessaire d’agir de façon juste et adéquate pour témoigner de la dimension néfaste de cette campagne ; et en même temps, c’est vrai que cela contribue paradoxalement à la promotion de ce site, et on ne peut que le regretter.

Pour les promoteurs, les responsables de ce site, il est normal de poursuivre cette campagne au nom de la liberté d’expression. C’est donc la liberté d’expression qui est invoquée ici, dans la suite des attentats contre Charlie Hebdo. Est-ce selon vous un argument recevable ?

Il y a deux choses à en dire. La première, c’est que dans nos pays occidentaux, et peut-être singulièrement en France, une forme de nihilisme partagé fait que la liberté d’expression n’est jamais reconnue qu’à des discours qui détruisent, qui dissolvent – à des discours corrosifs. C’est vrai évidemment de Charlie Hebdo, qui en était l’incarnation. Cette liberté d’expression n’est mise qu’au service de la dérision. Exactement de la même façon, Gleeden revendique aujourd’hui une liberté d’expression, mais qui n’est mise qu’au service de la destruction. On retrouve d’ailleurs dans la campagne de promotion de Gleeden exactement la même forme d’ironie, l’humour corrosif qui vient remettre en question ce à quoi vous accordiez une valeur, votre couple et l’amour que vous avez pour votre conjoint. Cette ironie vient dissoudre la solidité, la stabilité de votre famille. Au fond, la liberté d’expression n’est jamais mise qu’au service de l’esprit critique, c’est-à-dire de la mise en crise permanente de tout ce qui voudrait demeurer solide dans la vie de notre société.

Mais quand on prétend critiquer cet humour corrosif, cette obsession qui consiste à tout dissoudre, à tout défaire au nom d’une liberté nihiliste – à ce moment-là, la liberté d’expression ne vous est plus reconnue. A ceux qui critiquent Gleeden, on ne reconnaît pas le privilège de la liberté d’expression ; c’est toujours par la caricature qu’on leur répondra. Par conséquent, cette liberté d’expression ne va jamais que dans un seul sens. Elle n’est que la liberté du vide, et non la liberté de construire ; la liberté de détruire, et non pas celle de fonder. C’est la première chose qu’on peut dire.

Et puis la deuxième chose, c’est que la liberté d’expression, à l’intérieur d’une société, ne peut jamais être pensée sans limites. C’est impossible. A force de promouvoir sans cesse une liberté d’expression qui ne se veut pas responsable, qui ne s’accompagne pas de limites pensées et fixées en commun, on ne peut en réalité que la détruire de l’intérieur. C’est d’ailleurs ce que l’on a parfaitement vu en France, dans le débat qui a suivi les attentats atroces perpétrés contre Charlie Hebdo : on a parlé de liberté d’expression sans arrêt pendant un mois, en défendant une liberté absolue et irresponsable ; mais finalement, la seule réponse à laquelle parviennent les pouvoirs publics, c’est une suite de mesures qui imposent une coercition nouvelle dans le discours, dans la publication, dans la pensée. C’est une évidence que la liberté d’expression doit nécessairement s’accompagner de limites, et du sens de la responsabilité à laquelle engage tout acte libre. Par voie de conséquence, il ne peut jamais être question de l’invoquer comme un principe définitif qui mettrait fin à toute discussion.

On promeut ouvertement certains comportements comme l’infidélité ; ceux qui s’y opposent sont taxés de ringardise. Selon vous, que révèle cette affaire et ses corollaires de notre société ?

Il faut rappeler que cette campagne révèle une situation, mais aussi la produit… La campagne de Gleeden n’est pas simplement un symptôme, elle sera cause elle-même de souffrance. En voyant ces affiches, je pense à tous les couples qui seront brisés, à toutes les familles qui seront déstabilisées, et tout simplement à tous les conjoints qui se laisseront inquiéter par une forme de méfiance. Car ce que Gleeden propose, il faut le rappeler, c’est une solution pour tromper son conjoint sans aucun risque, en étant mis en relation avec des personnes qui sont toutes dans l’intention de mentir et de se cacher. Et par voie de conséquence, il devient impossible de faire confiance à celui ou celle avec qui, pourtant, on a choisi de partager tout de sa vie, et de construire toute sa vie.

On voit bien que Gleeden contribue à la désagrégation de la société contemporaine, et l’entreprise est de ce point de vue-là à la fois un symptôme et une cause, un accélérateur de cette désagrégation. Nous vivons dans une société individualiste, une société de la défiance, au point que toute relation à l’autre devient difficile. Et on le voit jusque dans cette relation pourtant la plus intime, celle qui se noue au sein du couple – ce lieu où, justement, la confiance devrait pouvoir être certaine et s’établir dans la durée. La fidélité que se promettent les époux est en fait le même mot que celui de confiance, il a la même origine latine ; mais dans une société d’individualisme absolu, même cette confiance la plus essentielle se trouve fragilisée de l’intérieur. La conséquence de cette désagrégation, c’est évidemment une très grande solitude des individus. Nous vivons l’accomplissement de ce que le sociologue Zygmunt Bauman appelle « la société liquide », ou « l’amour liquide » : une société où plus aucun lien ne se constitue de manière solide, où plus aucune relation ne peut s’établir de façon durable, une société liquide où les individus sont atomisés et isolés, chacun étant toujours ramené à son propre intérêt, à son plaisir individuel. Ils sont séparés les uns des autres et ne peuvent plus faire confiance à personne, y compris à leurs conjoints, à la personne avec laquelle pourtant ils ont choisi de partager tout de leur vie. Dans cette dissolution qui rend individualiste même l’expérience amoureuse, il n’y a d’ailleurs plus de conjoints, il n’y a plus que des « partenaires ».

Le résultat de cette évolution, c’est le grand drame de la solitude contemporaine qui nous menace. Après avoir détruit toutes les solidarités familiales, il ne servira à rien de déplorer le sentiment d’insécurité – sociale, économique, affective… – qui panique nos contemporains. Il ne servira à rien de dénoncer la solitude qui gangrène nos sociétés, et de regretter son coût politique. Car il y a un coût énorme, pour la société, de l’explosion des foyers, de la dissolution des familles et même de l’incapacité de beaucoup de jeunes aujourd’hui à fonder une famille, à s’engager vraiment dans leur vie affective avec confiance. Ce n’est pas la peine de critiquer la défiance généralisée, et de s’en plaindre, si nous passons notre temps à faire la promotion, sur les murs de nos métros, dans nos bus et dans toutes nos villes, à portée de tous les regards, d’une solution sûre et sans risque pour soi de tromper celui à qui pourtant on a promis la plus absolue des confiances, la fidélité dans l’amour – au nom d’un bonheur qui ne serait que celui d’une consommation individualiste, sans souci de vérité dans la relation à l’autre.

Gleeden est-il le symptôme d’une société qui n’a plus de valeurs ?

A titre personnel, je me méfie beaucoup de ce mot de « valeur », parce qu’il peut servir à désigner tout et n’importe quoi. Après tout, l’individualisme absolu est aussi une valeur et il accorde une valeur à certains comportements, à certaines actions. Vous savez, les valeurs sont très relatives. Elles sont le produit d’une évaluation. Tout le monde n’accorde pas aux choses la même valeur. D’ailleurs, l’entreprise Gleeden, sur son site, revendique le fait d’avoir des valeurs : il y a des « valeurs » de la « communauté Gleeden ». Évidemment, ces valeurs sont le respect du secret comme condition du mensonge et de la trahison… Vous le voyez, il faut donc se méfier beaucoup de ce terme de « valeur ».

Ce qui est certain, c’est que Gleeden contribue à cette dissolution de ce qui, dans la société, a objectivement une valeur, c’est-à-dire la famille. La famille est une valeur ajoutée pour la société. Elle est même la valeur ajoutée sur laquelle se fonde toute société. On peut définir cette valeur ajoutée : fonder une famille, c’est construire une unité qui est plus que la somme des individus qui la compose, s’engager dans une aventure féconde, et qui constitue ce lien élémentaire d’où naît toute société. C’est dans les familles que se structure la vie de la société d’aujourd’hui ; c’est en elles aussi que se prépare son avenir. Par voie de conséquence, la famille n’est pas une valeur parmi d’autres : elle est ce sur quoi repose toute la société. Elle est, pourrait-on dire, ce qui a de la valeur, objectivement, pour chacun d’entre nous, indépendamment même d’ailleurs de notre propre situation familiale. Elle est notre bien commun, notre valeur partagée la plus absolue. Par voie de conséquence, dissoudre la famille ou contribuer à sa dissolution, c’est nécessairement mettre en danger très concrètement notre vie en société.

Pensez-vous qu’il y a une faille dans la transmission de ce bien commun ?

On ne peut que le constater. Il suffit de considérer la difficulté que beaucoup de jeunes ont à s’engager dans une vie de famille, à s’engager dans une vie de couple durable et stable, pour comprendre que le sens de l’engagement n’a peut-être pas été transmis, que la certitude de la possibilité et de la fécondité de cet engagement n’est pas venu jusqu’à la jeune génération. Et pourtant, ils y aspirent tellement ! Maintenant, il serait parfaitement inutile et stérile de chercher interminablement des « coupables » de cette rupture de la transmission ; ce serait complètement absurde. Mais arrêtons-nous peut-être simplement sur ce point : je crois qu’il est urgent, pour aujourd’hui et pour demain, que les parents, que les grands-parents aussi, puissent à nouveau parler à leurs enfants, à leurs petits-enfants, de cette valeur infinie de la famille dont on s’émerveille si peu souvent, dont on n’a plus l’habitude de s’émerveiller. La fin du vingtième siècle a répété le mot célèbre de Gide, « Familles, je vous hais », comme une longue déclaration de guerre à la famille, considérée comme une forme bourgeoise, dépassée, dégradée et dégradante ; mais le résultat, nous le voyons, c’est la détresse absolue des individus désormais abandonnés à eux-mêmes, à leurs pulsions, à leurs calculs, à leurs intérêts – abandonnés à une solitude absolue, incapables de construire des relations confiantes, authentiques et vraies, dans la durée. Si nous poursuivons ainsi, cette génération est condamnée à vivre dans la solitude, et – pire que tout – à vieillir, à souffrir et à mourir dans cette solitude. Il n’est pas besoin de chercher plus loin la cause des nombreuses difficultés politiques et sociales que nous rencontrons aujourd’hui. Il n’y a qu’une seule solution : je crois qu’il est urgent et nécessaire de transmettre à nouveau le sens de la famille, le sens de sa valeur et de sa fécondité, et la soif du bonheur que l’on peut trouver dans la belle et difficile aventure d’une vie de famille.

François-Xavier Bellamy

Source : Blog Pensées pour le jour qui vient

La guerre compliquée

Après l’émotion, l’analyse. Après la tempête des cris, le roc de la pensée. Que dire tandis que l’interprétation des attentats déblaie le paroxysme de l’émotion ? Nous, chrétiens, que penser et que faire alors que s’apaise la vague de la stupeur et de la douleur partagées ? Allons-nous faire la guerre ? 

Par Msg Luc Ravel, évêque aux armées françaises

La guerre. Son nom est aujourd’hui prononcé. Mettre un mot sur la réalité est gagnant. Mais de quelle guerre s’agit-il ? Dans toute guerre, la tendance facile consiste à se mettre dans le camp du bien contre des ennemis empêtrés dans celui du mal. Ainsi nous plaçons-nous dans le camp de la liberté contre l’islamisme obscurantiste. Mais concrètement est-ce aussi simple ? En luttant contre le terrorisme à revendication religieuse, en face des islamistes, sommes-nous pour autant dans le camp du bien tout pur ? Ne risquons-nous pas d’être aspirés dans une spirale libertaire et suicidaire avec qui nous partageons le même combat, contre le terrorisme, mais pas nécessairement les mêmes certitudes ? Dans la Résistance, il y avait de nombreux communistes. Pour autant, devions-nous adhérer à l’idéologie communiste en résistant contre le nazisme ? Nous y sommes.

Voilà que, dans la guerre naissante, la peur nous saisit d’être pris à revers…

Le chrétien se sent jeté précipitamment dans la zone de no man’s land où s’échangent les tirs d’obus. Il rampe au milieu des mines et autres barbelés, entre deux tranchées adverses d’où pleut la mort. Sa place au cœur de la bataille se résume alors à aller chercher les blessés pesant sur la boue tandis que deux idéologies terribles, deux pensées de mort, deux camps inhumains s’affrontent au dessus de sa tête. Il sait qu’il en sera la première victime, dans la foulée de son Maître, l’Agneau de Dieu qui l’envoie comme une brebis au milieu des loups. Pris pour un ennemi par les deux côtés, il recevra la mort de l’innocent, brancardier du monde, titubant entre les corps, pour la dignité du mort et le salut du blessé. Voilà que, avec inquiétude, nous découvrons que notre guerre n’est pas simple ; qu’il nous faut choisir notre camp ; que nous nous armons contre le mal manifeste sans prendre position pour le mal sournois. Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies. D’un côté, l’idéologie qui caricature Dieu au mépris de l’homme. De l’autre, l’idéologie qui manipule l’homme au mépris de Dieu.

D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République.

Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bienpensants. L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d’autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo. Que faire ?

L’histoire n’est pas neuve. Il s’agit de faire corps avec son pays, mais de refuser les idéologies qui le traversent. Etre russe, sans être soviétique, chinois sans être communiste, allemand sans être nazi. Les idéologies ne font que passer. Au regard de l’histoire, leur durée de vie est plus courte que leurs propagandistes ne le pensent.

Bien avant, les prophètes eurent la même attitude : tout en se rangeant du côté du peuple d’Israël, ils en dénonçaient les perversions. L’invasion des babyloniens n’empêche pas Jérémie de protester contre les idolâtries du peuple dont il partage la destinée. Né vers 650 avant J.C., Jérémie va connaître la période tragique de la ruine par morceaux du Royaume de Juda alors concentré autour de Jérusalem. En 587, Jérusalem est prise par les babyloniens, le Temple est incendié, la population déportée. Passionné par Juda, passionné par Dieu et pour son peuple, Jérémie fulmine aussi bien contre Juda que contre les nations païennes. La première partie du livre contient des menaces contre Juda et Israël (1, 1 à 25, 13), la deuxième partie contre les nations, les peuples adverses (25, 13 à 25, 38 et 46 à 51). Les autres passages sont essentiellement biographiques, Jérémie y révèle ses souffrances. Il fait corps avec son peuple : il souffre de tous ses membres de son infidélité mais il en reste solidaire jusqu’au bout.

A ce qu’il me semble, à ce point de mes réflexions, j’ose affirmer qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme ne signifie pas :

Refuser de servir son pays. S’éloigner des combats jugés fugaces pour l’éternel Royaume. Refuser la loi des corps et des esprits qui naissent et grandissent dans la lutte.

Mais je crois pouvoir dire qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme signifie : Reconnaître toutes les idéologies, leur virulence, leur opposition (souvent l’une révèle l’autre). N’en suivre aucune : les dénoncer symétriquement et systématiquement. Ne pas en construire une autre, à mi-chemin entre les deux.

Et pour cela, il y a une discipline à pratiquer :

Se méfier des idées, de toutes les idées surtout enveloppées de croyances, voire de christianisme. Les idées tuent, elles sont les idoles modernes auxquels on sacrifie l’homme libre.

Aller vers l’homme concret, individuel, de chair et d’os : tant d’idéologies humanistes organisent les génocides au nom de leurs principes. Que de morts au nom de la vie, que d’emprisonnements au nom de la liberté ! Ce chemin de l’homme concret conduit à Dieu.

Le chrétien n’est pas apatride : sur terre, il appartient à des communautés dont deux sont d’institution divine, la famille et la nation. Où en sont-elles ?

De cette discipline découlent trois missions concrètes, c’est le camp du chrétien et son action particulière dans la guerre :

Il va à l’homme individuel. Il va vers lui, en épousant ses joies et ses espoirs… tout ce qui le rapproche de cet homme blessé lui convient mais le partage de la même misère est le meilleur raccourci pour aller à l’autre.

Il défend la famille. Car c’est la première communauté d’hommes et de femmes concrets qu’il rencontre et sans laquelle il finit par imploser dans sa solitude. Le pape François aux Philippines (16.01.2015) s’écrie : « Comme nous avons su dire non à la colonisation politique, nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille. »

Il prend part à la dynamique de son pays. Et s’il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. Car se faisant, il ne prend pas la cause de telle ou telle idéologie semée dans sa nation ; les poilus de 14 ne prenaient pas fait et cause pour l’anticléricalisme régnant en se battant pour la France. Le catholique allemand devait être dans les rangs allemands et le catholique français dans les rangs français.

La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne ainsi dans l’homme, la famille, la nation. A nous de nous intégrer à fond dans l’homme, la famille et la France.

Guerre compliquée, donc, parce que nous sommes courageux mais aussi lucides. Nous voulons défendre la France mais sans être pris en otage par une revue de misère. Nous voulons nous opposer au terrorisme islamique sans donner raison au terrorisme contre Dieu. Nous serons courageux avec les autres mais nous serons lucides pour les autres en questionnant.

Par exemple, à force de laïcité (agressive) n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu entre de bien mauvaises mains ? A force de le cacher dans un placard, n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu moisir en milieu de haine ? Certaines questions feront mal à nos élites, docteurs de la Loi, gardiens du Temple.

Comment aussi demander aujourd’hui à des musulmans droits et de bonne volonté de s’intégrer à une France qui leur est présentée comme une somme de valeurs libertaires, irréligieuses, amorales ? L’intégration en France ne doit pas présupposer l’assimilation à des valeurs déifiées et erronées. On peut, on doit demander l’intégration à la France mais pas à la caricature de la France. L’intégration, par ailleurs, fait peur à certains au motif que chacun doit rester avec sa culture, sa religion etc. On pourrait en rire en d’autres circonstances : en république laïque, l’intégration n’impose aucune religion ou changement de religion ! Et donc pourquoi revenir sans cesse sur cette conjugaison religion-intégration ? Intégration signifie faire corps ensemble, comme la main, le foie, le cœur ne s’intègrent au corps qu’en réunissant leur force pour la vie de la personne totale. Quand un soldat français musulman combat et meurt pour la France, lui a-t-on demandé de renoncer auparavant à sa culture et à sa religion ?

La position, je parle là en militaire, sera inconfortable. Mais avec la Grâce, elle ne sera pas intenable. Seul notre courage validera notre lucidité aux yeux des autres. Seule notre lucidité validera notre courage aux yeux de Dieu.

+ Luc Ravel, évêque aux armées françaises

8301-20150225

Remettre l’église au milieu du village

Entretien avec Augustin Lépine, porte-parole des Précurseurs

Partis en guerre contre la société Gleeden promouvant l’adultère, les
Précurseurs ont obtenu une première victoire. Une pétition en ligne a
récolté près de 25 000 signatures. Depuis, les AFC ont pris le relais
en assignant Gleeden en justice et une tribune a été cosignée par 160
élus franciliens, rappelant notamment que « les époux se doivent
mutuellement respect, fidélité, secours, assistance » (art. 212 du
Code Civil).

Nous avons interrogé Augustin Lépine, le porte-parole de ce mouvement
qui veut remettre les valeurs chrétiennes au cœur de notre société.

Retrouvez toutes les informations sur internet à l’adresse suivante :
www.les-precurseurs.com

— Pouvez-vous présenter le mouvement des Précurseurs ? Pourquoi
l’avoir créé et depuis quand existe-t-il ?

— Il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement, mais plutôt d’une
fraternité, d’une communauté informelle de catholiques ordinaires qui
ont décidé d’affirmer leur identité de chrétiens dans l’espace public
et politique. A l’école de saint Jean-Baptiste, les Précurseurs
veulent être « une voix qui proclame « Préparez le chemin du Seigneur
à travers le désert » (Is 40, 3), désert de nos villes et de nos
banlieues, désert de foi, d’espérance et de charité. Il est né il y a
quelques mois et prend son temps pour se développer, car sa vocation
n’est pas de faire de l’activisme mais bien, d’abord, de s’ancrer dans
une vie intérieure profonde, car c’est d’abord par elle que tout se
fait et peut s’inscrire dans la durée.

Plus que jamais, les catholiques que nous sommes doivent être acteurs
au quotidien, à visage découvert, du combat de civilisation qui se
joue. Ces combats sont avant tout spirituels et ne pourront se gagner
qu’en faisant appel au Christ. Nos adversaires l’ont bien compris, eux
qui font appel à Satan ouvertement (les Femen, les églises et
cimetières qui connaissent une recrudescence d’actes de profanations,
etc.).

Nous refusons de confiner Jésus Christ dans les églises et les espaces
privés. Nous sommes catholiques, fiers de l’être et nous souhaitons le
clamer haut et fort. Nous rejetons la censure qui nous a été imposée
et qui s’est, peu à peu, transformée en autocensure. Nous préférons
ainsi obéir à Jésus qui, tout au long des Evangiles, nous demande
d’aller au large, plutôt qu’à ceux qui veulent faire de nous des êtres
complexés et timides.

En un mot, nous sommes des chrétiens décomplexés et heureux, car nous
sommes habités par l’espérance ! C’est dans notre ADN et personne n’a
le droit de nous appeler à nier notre identité.

— Comment devient-on Précurseur ?

— Il suffit d’en avoir envie. Le socle de nos actions, c’est d’abord
la prière et le développement de la vie intérieure. Entrer dans la
communauté des Précurseurs comporte une seule obligation, celle de
réciter chaque jour la prière des Précurseurs que l’on trouve sur le
site. C’est elle qui, peu à peu, incite à proclamer ouvertement et
avec simplicité le Christ dans nos vies et dans nos cités. De plus en
plus de personnes nous rejoignent, qu’elles habitent Paris ou la
province, où certains petits groupes se sont également formés.

— Quels sont vos résultats obtenus à l’heure actuelle contre Gleeden ?

— Par notre action conjuguée à celle de certains élus et de très
nombreux citoyens, nous avons obtenu que des compagnies de bus
d’Ile-de-France retirent cette affiche publicitaire scandaleuse. Nous
n’allons pas nous arrêter en chemin et allons continuer à faire
pression, notamment auprès de la RATP, qui refuse pour l’instant de
coopérer, afin que cette campagne lancée par Gleeden ne se reproduise
pas. Nous ne laisserons pas faire de 2015 « l’année de l’infidélité »,
comme le promeut cette entreprise. 2015 sera l’année du printemps de
l’espérance, si les chrétiens ne se laissent plus dominer par ceux qui
veulent les éliminer. Nous sommes persuadés que le renouveau de la
France passera par là : remettre l’église au milieu du village, place
qu’elle n’aurait jamais dû perdre.

— Quels sont les autres projets de votre mouvement ?

— Cette aventure est naissante et tout reste à écrire. Elle est avant
tout spirituelle. Nous laissons donc une grande place à l’Esprit Saint
et nous savons que les prochaines étapes s’imposeront à nous de
manière évidente. Elles seront fortes et nos adversaires finiront par
se coucher. Lorsque l’on a la foi, on peut déplacer des montagnes et
c’est ce dont, aujourd’hui, notre monde a besoin. Alors, oui, les
Précurseurs déplaceront des montagnes !

Propos recueillis par Louis Lorphelin

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@ La RATP: La fidélité n’est pas à vendre !

La RATP affiche depuis plusieurs mois des campagnes de publicité de Gleeden, site de rencontre extra-conjugale. Plus de 160 élus d’Ile-de-France font entendre leur voix dans cette tribune pour défendre l’article 212 du Code civil.

Nous avons été nombreux à être choqués par la publicité sur la promotion de l’infidélité par un site de rencontre extraconjugale sur les bus et dans le métro en Ile-de-France. Et pourtant, trimestre après trimestre, malgré les multiples plaintes et pétitions la RATP persiste, comme tout récemment en cette fin janvier. Cette atteinte à la fidélité, socle de la confiance dans le mariage républicain, nous touche. Et c’est d’abord en qualité d’élu que nous voulons témoigner de notre indignation.

Peu importent nos histoires personnelles, un engagement qui compte pour la famille, pour les enfants et pour la société est bien celui par lequel «Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance». (Article 212 du code civil) comme nous le rappelons à chaque fois que nous célébrons un nouveau mariage.

Promouvoir ouvertement l’infidélité, c’est porter atteinte à cet engagement que nous défendons au quotidien. Peut-on porter atteinte à une institution fondamentale de la société française pour de l’argent ? Fidélité à vendre ! Mais qui paiera la note? Nous mesurons pourtant le coût de celle-ci chaque jour au travers de nos services sociaux : l’infidélité est la principale cause de divorce dont les conséquences néfastes n’épargnent personne.

Nous n’acceptons pas non plus que la RATP, en véhiculant cette publicité, porte atteinte à notre parole d’élu et donc à notre mission de service public.

La RATP, elle-même un symbole du service public, assure du lien entre les citoyens. En agissant ainsi, ne fait-elle pas prévaloir des intérêts économiques sur l’humain? Est-ce bien là son rôle ? Surtout lorsqu’elle entend défendre en parallèle les comportements civils ?

Nous, élus de la République, sachant combien la société a besoin en ce moment et plus que jamais d’unité et de confiance, appelons la RATP à refuser de diffuser cette publicité et à s’engager publiquement à ne plus promouvoir à l’avenir ce type de campagne.

Signataires :

Suite…

Source : FigaroVox

 

Marthe

Marthe Robin, ce qu’elle leur a dit

BONNES FEUILLES. Bienvenue dans la chambre de Marthe Robin, à travers un choix de témoignages inédits, à paraître bientôt.

Voici un livre sur lequel les amis de Marthe Robin vont fondre comme sur un trésor ! Et quel trésor : Ce que Marthe leur a dit, à paraître le 5 mars aux éditions de l’Emmanuel, rassemble plus de 300 extraits d’entretiens inédits, entre la mystique de Châteauneuf-de-Galaure et quelques uns parmi les milliers de personne venues la visiter.

C’est parce que les paroles ou les conseils de cette « femme du Verbe », peuvent continuer à faire du bien, que le père Peyrous, postulateur de sa cause de béatification et Marie-Thérèse Gille, copostulatrice, ont publié cet ouvrage. Il permet – notamment – à ceux qui n’ont pas eu la chance de rencontrer cette femme de Dieu « si simple, si vraie, si spontanée », d’entrer dans sa chambre, de  s’assoir un moment auprès d’elle, et de recevoir des lumières inattendues. Bienvenue chez Marthe, à travers une sélection d’extraits :

Adoption

Un couple vient rendre visite à Marthe. Après avoir parlé de leur souffrance de ne pouvoir avoir d’enfant et de tous les traitements tentés sans résultats, ils lui demandent d’intercéder auprès de Marie pour obtenir un enfant. Marthe les invite à se mettre à genoux. Ils prient ensemble un Je vous salue Marie et elle leur dit :
« Tous ces enfants qui n’ont pas de maman, qui n’ont pas de papa, vous ne trouvez pas que ce serait beau, que ce serait un dépassement pour vous ? Allez repenser à cela devant la Sainte Vierge, je penserai à vous, je vous porterai, vous verrez, tout ira bien, je serai avec vous. Maintenant vous pouvez y aller ».

Dès cet instant, les craintes de ce couple au sujet de l’adoption tombent : « Nous avons su au plus profond de nous-mêmes que nous devions adopter. Aujourd’hui nous avons deux petits Coréens qui nous comblent et qui, semble-t-il, sont heureux, eux aussi, d’avoir trouvé une maman et un papa ».

Soucis familiaux

Mme V. accompagne sa sœur chez Marthe en 1978. Elle est très inquiète pour son mari qui est en profonde dépression, mais elle n’a pas prévu de parler à Marthe. Quand sa sœur sort de la chambre, cette dernière lui dit : « Marthe t’attend ». Très étonnée, elle entre chez Marthe, et fond aussitôt en larmes. Marthe la fait parler, la rassure au sujet de son mari, puis lui demande des nouvelles de ses six enfants. Sa fille Marie, 14 ans, ne travaille pas. Marthe lui
dit : « Si vous la mettiez dans notre école ? ». « Mon mari ne voudra jamais. » « Oh, les choses peuvent changer. » Au moment de partir, Marthe lui dit : « Je prierai pour vous et pour toute votre famille ». Le mari a guéri, la fille est entrée à Châteauneuf ; et elle a appris à l’école « une colonne vertébrale intellectuelle et spirituelle ».

Avortement

À un membre de Foyer qui lui a parlé de deux couples qui se sont mariés, mais qui attendaient un enfant avant leur mariage, Marthe répond : « Il vaut bien mieux qu’ils l’aient gardé. Ils acceptent de subir les conséquences de leur acte. La miséricorde de Dieu est grande. Bien pires celles qui se font avorter ou prennent la pilule. Une femme qui a avorté en souffre toujours. Elle est toujours ligotée dans son corps, sa sensibilité, son esprit, son cœur. Elle le ressent dans son être tout entier, cela la suit tout le temps ».

Douceur

Un membre de Foyer doit aller en Angleterre malgré une grosse fatigue. Marthe lui dit : « Le premier trajet en train : prenez une première classe. Puis l’avion. Ne vous inquiétez pas du prix ».

Consolation d’une veuve de guerre

Marcelle G. est mariée à un militaire en Algérie. Au moment de l’indépendance, en 1962, son mari, inquiet de l’évolution de la situation, l’envoie en France avec son fils. Il doit la rejoindre, mais il disparaît et elle n’a plus aucune nouvelle de lui. Des religieuses lui proposent une place de surveillante dans un collège de jeunes filles, à Bourg-en-Bresse. À Noël 1962, elle vient faire une retraite à Châteauneuf et va voir Marthe. Avant qu’elle n’ait rien confié, Marthe lui dit :

Suite...(source : Aleteia)

Actuailes n°30 : Bimensuel d’actualités des 10-15 ans

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Qui eut cru que le prix du pétrole baisserait de moitié aussi vite ?

Pas grand monde ! Et c’est pourquoi nous vous expliquons cette semaine
les raisons de cette chute.

Nous vous emmenons également au Nigéria, au Liban, en Irak,
ou encore en France où l’on parle d’un nouvel élan pour le service civique après les attentats de janvier.

Nous souhaitons de bonnes et belles vacances à tous nos lecteurs
et vous donnons rendez-vous le 11 mars pour le prochain numéro.

Toute l’équipe d’Actuailes