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Entourage : l’appli qui rassemble les anges gardiens des démunis

Tout commence, par une expérience mystique. Jean-Marc Potdevin alors vice-président de Yahoo ! Europe, s’interroge sur le sens de sa vie de businessman et décide en 2012 d’accomplir le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Après maintes péripéties et autant de coïncidences, il vit une expérience époustouflante qui bouleverse sa perception de l’existence.

Épuisé par la marche et les épreuves, il entre dans une chapelle du Puy-en-Velay et fait contre toute attente, la rencontre de la « majesté de tout l’univers”, “la Présence divine et royale”, le Christ en personne : « le tournant » de sa vie, dira-t-il.

Un livre témoignage et un nouveau départ professionnel plus tard, Jean-Marc s’installe à Paris. Il remarque la présence de nombreux sans-abris dans son quartier. Frappé par leur immense isolement, il choisit d’établir un lien avec chacun d’entre eux : « je connaissais leurs prénoms, ils connaissaient le mien », raconte-t-il. Un jour, il tomba sur l’un d’eux qui pleurait parce qu’il s’était fait agresser pendant la nuit :  presque toutes ses dents étaient cassées. Il décide alors de l’assister mais celui-ci refuse de se rendre à l’hôpital. « mon réflexe a été de passer une annonce sur les réseaux sociaux pour trouver un dentiste qui accepterait de soigner en urgence, une personne SDF », explique Jean-Marc Potdevin. « il a fallu ensuite lui trouver un logement pour qu’il se repose de l’opération… De fil en aiguille, je me suis rendu compte d’une chose importante : toute aide existe, il y a à Paris de nombreuses associations pour traiter chaque problèmes, qu’ils soient sociaux, médicaux ou alimentaires. Ne manque qu’une chose : les canaux pour les mettre en relation », souligne le créateur d’Entourage.

« La plus grande misère des pauvres, c’est que personne n’a besoin de leur amitié »

C’est ainsi que l’application pour smartphone Entourage est née autour de valeurs centrales : proximité et humanité : « Ça n’est pas toujours utile de donner un chèque pour une association lointaine, la pauvreté est devant chez soi. C’est pas un chèque dont elle a besoin mais c’est que je lui sers la main et que je la reconnaisse comme faisant partie intégrante du quartier. »

Suite sur Aleteia

 

Entourage

Entourage : un réseau social pour les personnes de la rue

Face à un SDF, la peur et l’ignorance l’emportent souvent sur le désir de lui venir en aide ou de lui parler. Jean-Marc Potdevin lance avec des bénévoles l’appli Entourage, pour repérer les personnes de la rue de nos quartiers, les entourer, les aider et les mettre en contact avec d’autres personnes de bonne volonté. Une vraie bonne idée à diffuser grâce à la vidéo créée pour l’occasion.

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Avec son appli mobile Entourage, il veut faciliter l’aide aux sans-abri

Et si toutes les associations d’entraide de la capitale pouvaient communiquer en temps réel, afin de répondre plus vite et encore mieux aux attentes des sans-abri qu’elles visitent en maraudes ? Et si les tous les Parisiens pouvaient, dans leur rue ou leur quartier, contribuer au réseau solidaire des associations ? Jean-Marc Potdevin y croit.

Pourtant ce quinquagénaire parisien n’est pas un naïf : jusqu’à tout récemment il était « homme d’affaires », manager et cofondateur de plusieurs start-up de la sphère Internet et internationale. Aujourd’hui il a « lâché le business » explique-t-il, pour ce projet associatif : « Entourage », comme il a baptisé l’application imaginée pour améliorer le secours aux sans-abri et perfectionner les liens entre les multiples associations solidaires. Jean-Marc Potdevin fait « le pari de changer le regard des gens, et de faire en sorte que la détresse de la rue devienne l’affaire de tout le monde. ».

L’idée lui est comme « tombée dessus », un soir d’hiver dans une rue du IXe arrondissement. Une rencontre, un homme en larmes, souffrant le martyr à cause d’un mal de dents. « Il m’a demandé de l’aide, voulait que je lui trouve un dentiste… je ne savais que faire et j’étais au pied du mur, alors j’ai utilisé l’outil que je connais le mieux : mon téléphone et les réseaux sociaux ». De contact en contact, Jean-Marc a ainsi « rebondi » jusqu’à trouver le médecin d’accord pour soigner le SDF. « Ce soir-là, j’ai compris que Pariscompte beaucoup d’associations, que l’aide existe, mais qu’on peut l’améliorer, en y incluant, par exemple, les habitants du quartier, qui sont un maillon trop souvent manquant pour relayer un besoin ou justement, y répondre, que ce soit pour un rasoir, un traducteur, une distribution de soupes… »

Suite sur Le Parisien

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Application mobile : La Quête

http://appli-laquete.fr/

Les soutenir via Credo-Funding : https://www.credofunding.fr/fr/application-la-quete

Faire tinter ses pièces au fond de la corbeille est une tradition qui n’a pas fini d’enchanter les enfants (et les adultes !). Mais au-delà de la symbolique du don, la quête est primordiale pour faire vivre les diocèses français, dont beaucoup présentent régulièrement un déficit financier pour leur fonctionnement courant.

Une application pour la quête, c’est la possibilité de donner la somme que l’on veut, et donc de faire une offrande réfléchie, pour éviter de « vider ses poches » dans la corbeille! C’est aussi la possibilité, pour les diocèses qui le souhaitent, d’avoir 66% de ses dons remboursés à la fin de l’année en les défiscalisant. Autrement dit, il est aujourd’hui possible de donner plus à l’Eglise en changeant seulement sa manière de donner.

Alors, vous aussi, pour aider l’Eglise, téléchargez à partir de début février l’application La quête sur votre Smartphone.

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Quatre applis cathos qui vont faire le buzz

Ils sont jeunes, catholiques et connectés. Leur pari ? Servir l’Église du XXIe siècle et permettre aux fidèles de se sanctifier en quelques clics. Plusieurs entrepreneurs 2.0 lancent ces jours-ci quatre applications astucieuses dont nous ne pourrons bientôt plus nous passer.

Look décontracté, alternant vocabulaire high-tech et références bibliques, ces entrepreneurs estampillés « génération Y » frappent d’abord par la spiritualité de leurs aspirations. De profit – matériel, s’entend –, il n’est jamais question : leurs « applis » sont gratuites, et presque tous sont bénévoles. La foi est la raison sociale de leur start-up, et la croissance de l’espérance le seul indice dont ils guettent l’augmentation. Bienvenue chez les cyber-cathos.

C’est en cherchant désespérément un prêtre pour se confesser que Tanguy Levesque, 40 ans, a eu l’idée de concevoir Géoconfess, judicieusement baptisée « le Uber de la confession ». « Je me suis cassé le nez plusieurs fois alors que je souhaitais trouver un confesseur. Incroyable, à l’heure d’Internet, de n’avoir aucune solution pour recevoir le sacrement du pardon ! », raconte ce père de six enfants, directeur commercial dans les énergies renouvelables. Il imagine alors une application mobile qui permette la mise en relation du pénitent avec un prêtre. « Dans les grandes villes, les fidèles sont plutôt bien lotis. Mais, ailleurs, c’est plus difficile. J’avais aussi en tête l’image du curé de Cucugnan souffrant d’être seul dans son confessionnal. » Il teste alors l’idée autour de lui. Ses amis sont emballés. Un prêtre achève de le convaincre : « Aujourd’hui, notre boulot, c’est la miséricorde divine qui est donnée par le pardon », lui lance-t-il. Dopé par ces encouragements, le jeune quadra se tourne vers la chaîne de télé KTO, qui accepte de l’assister dans ce projet.

Le fonctionnement est simple : le prêtre s’inscrit en indiquant l’endroit où il se trouve, ainsi que les jours et les heures auxquels il confesse régulièrement. Il peut également, lors d’un déplacement, modifier sa position et ses plages horaires de disponibilité. Le fidèle, quant à lui, peut en temps réel et grâce au système de géolocalisation obtenir la liste des confesseurs les plus proches du lieu où il se trouve. D’un simple clic, il prévient l’ecclésiastique de son arrivée. « Nous partons du principe qu’il n’y a pas d’endroit idéal pour recevoir le sacrement du pardon. L’occasion peut ainsi se présenter lors d’un voyage en train entre Paris et Marseille », imagine Tanguy, qui espère ainsi « remettre au goût du jour ce sacrement essentiel, dépoussiérer son image auprès des jeunes, et en augmenter les bénéficiaires ».

Plus prosaïque : l’appli La Quête. Nous avons tous vu nos grands-parents régler leurs achats en argent liquide, y compris pour des sommes rondelettes. Dans notre portefeuille et celui de nos parents, les pièces et les billets cohabitent avec une carte bleue, mais les jeunes, eux, n’ont paraît-il jamais un sou en poche. À 25 ans, Stanislas Billot de Lochner s’est fait plusieurs fois la réflexion au moment de la quête dominicale : « Nous avons l’habitude de tout payer par carte et n’avons pas toujours de monnaie sur nous. Du coup, nous ne donnons pas systématiquement. En revanche, nous ne sortons jamais sans notre téléphone portable ! » Pourquoi ne pas imaginer un moyen de l’utiliser pour donner à la quête ? s’interroge le jeune homme.

Avec quelques amis, Stanislas conçoit alors La Quête. Paul Tréhard, en charge du projet et de la communication, explique : « Le fidèle, après avoir indiqué ses coordonnées bancaires, peut verser le montant de son choix pour la quête et pour le denier du culte. Il peut programmer un don hebdomadaire ou donner au moment de la quête d’un simple clic. Le pictogramme “J’ai donné” apparaît alors sur l’écran. S’il se déplace, l’application lui indique automatiquement le nom de la paroisse dans laquelle il se trouve. »

Cette application ne peut être mise en place qu’en accord avec chaque diocèse. « À ce jour, une trentaine s’est dite intéressée », révèle Paul, qui compte également sur les curés pour décomplexer les fidèles qui n’oseraient pas sortir leur téléphone pendant la messe ! Mais que devient la symbolique du don ? « Nous ne défendons pas une numérisation totale, mais une diversification des ressources de l’Église, qui en a vraiment besoin, rassure Stanislas. Nous cherchons à sensibiliser les jeunes sur le financement et le fonctionnement de l’Église. Notre génération ignore ce qu’est une enveloppe ! » Dans quelques mois, le casuel et les offrandes de messe feront leur entrée dans l’application. L’occasion de rappeler aux jeunes, assez éloignés de cette pratique, l’importance de faire dire des messes pour leurs proches.

Suite sur Famille Chrétienne

 

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Pétition : Droit de dire NON à l’avortement !

Pétiition sur CitizenGo : Pétition : Droit de dire NON à l’avortement !

Pétition à l’attention de: Madame Marisol Touraine

Madame La Ministre,
Nous vous adressons cette tribune contre l’avortement à laquelle nous adhérons sans ambages et que nousfaisons nôtre. Une tribune rédigée par sept évêques de France, que nous remercions chaleureusement etsoutenons pour leur courage et leur engagement !
Nous, citoyens de France, croyants ou non croyants, catholiques ou non, n’acceptons plus de voir opposés aussi caricaturalement les droits de la femme et ceux de l’enfant.
Nous ne pouvons désormais nous taire au risque de voir notre silence considéré comme implicite acceptation de ce quadruple drame de l’avortement : drame desfemmes blessées, drame des enfants éliminés, drame des pères déresponsabilisés et drame de la société toute entière  embarquée dans la culture mortifère du déchet.
Aussi, refusons-nous sans ambiguïté ce « droit de mort » que vous banalisez ainsi  par votre loi de « Santé » et choisissons la vie, très simplement.
Voici la tribune :
« Peut-on encore parler de l’avortement aujourd’hui ?Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l’occasion de parler de ce « drame existentiel et moral » (pape François). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire. Il ne s’agit évidemment pas de porter des jugements sur les personnes, encore moins de culpabiliser. Refusant les caricatures, les amalgames et les invectives, nous souhaitons prendre le temps d’expliquer.
Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter.En 2016, le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès.
La dernière loi Santé n’est qu’une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l’avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes.
Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d’un acte d’avortement.
Pour la loi, l’avortement est un « droit ». Dans les faits, c’est surtout un drame.
C’est le drame des femmes qui vivent un traumatisme: avant d’avorter, elles portaient un bébé, elles portent à présent en elles un fardeau. Beaucoup ont eu le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide et le soutien qui leur aurait permis d’accueillir leur enfant, de le bercer, de le caresser.
L’avortement, c’est le drame des enfants éliminés avant de naître. Les nouveau-nés sont des êtres fragiles. Lorsqu’ils viennent à la vie, ils deviennent le trésor d’une famille, le cadeau de Dieu. Leur innocence nous bouleverse.
L’avortement, c’est le drame de la déresponsabilisation des pères. Combien de pères se sont-ils délestés de leur rôle, par indifférence ou sous le poids de la pression de leur entourage ? Il faut aussi souligner le désarroi de certains d’entre eux, autant en « quête » qu’en « perte » d’une identité qu’ils peinent à assumer.
L’avortement, c’est un drame social. Dans notre pays, il est à présent si banalisé qu’il est difficile d’exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s’est développée, articulée autour du refus de l’autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : mes parents auraient-ils pu m’empêcher de naître ?
La miséricorde portée par le pape François n’est pas sélective, parce qu’elle ne se conçoit pas sans la vérité. «La plaie qu’est l’avortement constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur les bateaux dans le canal de Sicile constitue un attentat contre la vie. […] Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l’euthanasie, constituent des attentats contre la vie » (pape François, extrait du discours du 30 mai 2015 adressé à l’association Scienza e Vita).
Nous ne voulons pas juger les femmes. Devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien.
Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le pape François nous y invitait encore le 28 janvier dernier, nous devons relever « le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions, parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort ».
Nous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis.
« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. […] Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme » (pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde).
Signataires :
  • Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France
  • Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
  • Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
  • Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes
  • Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio
  • Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon
  • Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban
« 
  •  Et désormais : moi-même, en co-signataire !
Salutations,
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Communiqué de Mgr Aillet: « Avortement : le débat est-il permis? »

Communiqué de Monseigneur Marc Aillet, du jeudi 28 janvier 2016 : « Avortement : le débat est-il permis? »

 

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. » (Pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde)
Alors que le gouvernement amorce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à l’avortement, nous appelons de nos vœux que ce débat, trop longtemps ostracisé, caricaturé, voire interdit, soit ouvert à nouveau. Parce qu’il engage l’avenir de notre pays dans une logique que le pape François appelle la « culture du déchet », ce combat assumé et mené par la classe politique doit être interrogé honnêtement, sans devenir un tabou social dont même les dérives ne peuvent être soumises à la critique.

Il est en effet surprenant de constater la vigueur avec laquelle le gouvernement engage de nombreux moyens pour faire taire –non seulement le délai de réflexion légal pour les femmes- mais la réflexion autour de l’avortement elle-même, à grand renfort de campagnes médiatiques et aux frais du contribuable.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient souvent trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes » fréquemment instrumentalisé. Il est tout autant regrettable de constater que la violence des propos dont on accuse régulièrement les défenseurs de la vie n’est que la pâle expression de la violence –occultée mais bien réelle et physique- vécue par les enfants à naître et leur mère à l’occasion d’un acte d’avortement. Violence létale pour les premiers, et conséquences souvent dramatiques pour les secondes dont les issues psychologiques voire physiques ne sont malheureusement pas assez prises en considération.

« Le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère. Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. A ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. A l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ?

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. A la suite du pape François qui disait à l’occasion de ses vœux au Corps diplomatique en 2014 : « la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur », nous appelons au droit à la vie pour tous, de la conception à la mort naturelle. Et au droit à l’avis.

+ Marc Aillet
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

« Et je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? […] Car l’enfant est le plus beau présent de Dieu à une famille, à un pays et au monde entier. Dieu vous bénisse !» (Mère Teresa, Discours à Oslo lors de la remise de son Prix Nobel)

Source : Diocèse 64

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Pétition : Droit de dire NON à l’avortement !

En réaction à la promulgation de la loi Santé, qui :

  • a supprimé le délai de réflexion avant l’IVG,
  • permis aux sages-femmes de pratiquer des IVG médicamenteuses,
  • obligé les Agences régionales de santé (ARS) à définir un programme régional pour améliorer l’accès à l’IVG,
  • financé la prise en charge à 100% de l’ensemble du parcours IVG,

plusieurs évêques dénoncent une fuite en avant et refusent que soient opposés dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants.

Ils appellent « au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis« .

La parole pour la vie est maintenant libérée : rien ne pourra faire désormais qu’elle se taise !

Nous serons ainsi légion à accompagner, encourager, soutenir,promouvoir, défendre tous ceux qui dénonceront le drame de l’avortement.

Ce drame que ces évêques catholiques mettent en avant est également condamné par l’ensemble des autres religions : musulmane, juive, bhouddiste…

Il est utile de rappeler, pour la culture générale de chacun, que le serment d’Hippocrate d’origine, principe de base de la déontologie médicale, 500 ans avant Jésus-Christ, interdit explicitement de pratiquer l’avortement : « je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif« . Le serment que font ainsi aujourd’hui les médecins et pharmaciens en France, après le passage de l’idéologie mortifère de notre époque, n’est pas le serment d’Hippocrate d’origine.

Comme le rappelle Mgr Aillet, « « le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère.Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. A ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. A l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ? »

A la suite de ces témoins vigilants et courageux, nous décidons de nous lever, nous rappelant les phrases d’Edmund Burke et d’Einstein :

  • « Pour triompher le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. » (Edmund Burke)
  • « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.« (Albert Einstein)

La pétition à signer : Droit de dire NON à l’avortement !

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Halte à Gleeden sur les bus !

Pétition « Halte à Gleeden sur les bus ! » à l’attention de: Madame La Présidente du STIF, sur Citizen Go

Madame Pécresse,

Vous êtes la nouvelle Présidente de la région Ile de France, portée au pouvoir par une mobilisation massive de citoyensayant souhaité effacer les 17 années précédentes de laxisme et de gabegie.

C’est à ce titre que nous sollicitons votre intervention pour faire arrêter l’actuelle campagne publicitaire de la sociétéGleeden, « premier site de rencontres extraconjugales », visant à promouvoir l’adultère des couples mariés. Une campagne inondant les bus de Paris et de la région parisienne.

En effet, en tant que présidente du STIF, le Syndicat des Transports d’Ile de France, vous avez le pouvoir de contraindre la RATP, et sa filiale MétroBus, à stopper cette campagne indigne et dégradante.

Cette campagne s’oppose aux engagements civils de la RATP avec ses affichages « restons civils sur toute la ligne », puisque de toute évidence, Gleeden appelle à bafouer l’article 212 du code civil : « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ».

Par ailleurs, elle contrevient aux clauses dujury de déontologie publicitaire (JDP) régissant la profession des professionnels de la publicité :

  • Article 1 de l’ICC (Chambre de Commerce Internationale) : « toute communication commerciale doit se conformer aux lois, être décente, loyale et véridique. Toute communication commerciale doit être conçue avec un juste sens de la responsabilité sociale et professionnelle ».
  • Article 2 de l’ICC  : « elle doit proscrire toute déclaration ou tout traitement visuel contraire aux convenances ».
  • Article 4 de l’ICC : « elle doit respecter la dignité humaine. Elle ne doit pas sembler cautionner ou encourager des comportements violents, illicites ou antisociaux ».
  • Règle 1.1 du JDP : « la publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence ».
  • Règle 2.1 du JDP : « elle ne doit pas présenter favorablement des actes antisociaux ou délictueux ».
  • Règle 2.2 du JDP : « elle ne doit pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux règles du savoir-vivre […] ou de respect des autres ».
  • Règle 2.3 du JDP : « elle ne doit pas dévaloriser l’autorité, la responsabilité ou le jugement des parents et des éducateurs ».

Vous avez montré au cours de votre campagne un attachement sans concession à la défense de la famille et nous souhaitons que vous aidiez ces familles à assurer leur responsabilité d’éducation :

  • Vous avez témoigné le 28 novembre, lors de laréunion publique organisée par La Manif pour Tous, de votre engagement envers la famille, comme vous l’aviez fait précédemment àVersailles le dimanche 15 décembre 2013 : « la famille en France, c’est une valeur plus que partout ailleurs ».
  • Vous avez intégré au sein de votre équipe desélus du PCD et de Sens Commun, sensibles aux valeurs de la famille.
  • Enfin, à l’annonce de votre victoire, vous avez immédiatement tenu à remercier votre mari et votre famille : « je voudrais dire à ma famille, mon mari, mes enfants, que j’ai entraîné malgré eux dans cette rude épreuve, que c’est dans leur affection que j’ai puisé toute ma force ».

Il est important de rappeler que l’infidélité est responsable de plus de la moitié des divorces, occasionnant ainsi pour les parents : paupérisation, sentiment d’échec, dépression, isolement social… ; et pour les enfants : troubles caractériels (violence, fugues…), peur d’être abandonné, moindre confiance, dépression, moindre réussite scolaire… (88 % des enfants en ont gardé des séquelles à vie).

De nombreuses personnes se sont jusqu’à présent mobilisées pour manifester leur opposition à ce site qui les heurte au plus profond de leurs valeurs civiques :

  • En février 2015, plus de 170 élus d’Ile-de-France ont fait entendre leur voix dans une tribune du Figaro pour défendre l’article 212 du Code civil : « @ La RATP: La fidélité n’est pas à vendre ! »
  • En septembre 2015, une pétition contre Gleedena réuni près de 24000 signatures
  • Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie aappuyé cette demande de retrait de la campagne auprès du « président-directeur général de la RATP, en soulignant le sens de cette intervention ».
  • Sur twitter, les questionnements outrés ne se comptent plus : « La RATP traque les resquilleurs (triche) mais laisse #Gleeden faire la pub de l’adultère (triche) sur les bus parisiens. Faudrait savoir. » ; « Je vois bcp de pubs pour @Gleeden un site de rencontre extraconjugale. Rien de plus honteux que de banaliser l’adultère » ; « Ca choque personne le principe de Gleeden ? Jvois y’a des pubs sur les bus et tout c’est chaud qd meme » ; etc.
  • Et paradoxe ultime, le fondateur du site, Ravy Truchot, promeut la fidélité

Cette action de votre part, serait ainsi le symbole du changement radical à la tête de la région : l’apologie du mensonge, de la duplicité et de l’infidélité au sein des couples mariés n’est plus acceptable, tout comme le laxisme vis à la vis de la fraude, l’un de vos combats. En effet, comment promouvoir d’un côté le développement harmonieux de la société qui se construit sur des relations de confiance entre personnes sans combattre de l’autre ce qui la détruit ouvertement ? D’autant plus quand on a les moyens d’agir : ce qui est désormais votre cas.

Certains de votre action en la faveur des couples et des familles, nous vous prions de croire à l’assurance de notre confiante bienveillance.

Salutations,